Des Palestiniens marchent dans une rue bordée de bâtiments détruits, dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 5 octobre 2026. Photo Bashar Taleb / AFP
Le secrétaire général des Nations unies a plaidé lundi en faveur d'un « cessez-le-feu permanent » à Gaza entre Israël et le Hamas, à l'avant-veille du troisième anniversaire de l'attaque du 7 octobre 2023.
« Il est temps que le cessez-le-feu devienne permanent. Il est temps de permettre une aide humanitaire à grande échelle. Et il est temps de respecter le droit international », a déclaré Antonio Guterres dans un communiqué. « Nous devons construire une voie politique vers une paix durable dans toute la région. Les Nations unies restent inébranlables dans leur engagement envers ces impératifs », a-t-il poursuivi. M. Guterres a aussi appelé à bâtir « un avenir dans lequel Israéliens et Palestiniens pourront vivre côte à côte dans la paix et la sécurité, avec leurs droits, leur dignité et leurs aspirations pleinement réalisés. »
Les attaques commises par le Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, qualifiées d' « abjectes » par le chef de l'ONU, ont entraîné la mort de 1.221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. « Je pleure ceux qui ont été tués lors des attaques et ceux qui sont morts en captivité. Leurs souffrances, et le deuil sans fin de leurs familles, ne doivent jamais être oubliés », écrit M. Guterres.
L'offensive lancée en représailles par Israël à Gaza a fait plus de 74.200 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Dans l'enclave palestinienne, « les civils continuent d'endurer des conditions intolérables. Leur souffrance, elle aussi, exige qu'on y mette fin, maintenant », ajoute Antonio Guterres. Depuis le cessez-le-feu annoncé par le président américain, Donald Trump, en octobre 2025, l'avenir politique du territoire demeure incertain.
Israël, qui contrôle toujours la majeure partie de Gaza, refuse d'en retirer ses forces tant que le désarmement du Hamas n'aura pas été vérifié. Le Hamas défend de son côté un désarmement progressif, plutôt qu'une reddition immédiate et unilatérale de son arsenal. Dans le sillage de l'attaque du Hamas, Israël a combattu sur plusieurs fronts, notamment au Liban face au Hezbollah, mouvement islamiste soutenu par Téhéran, ainsi que contre l'Iran.