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Liban : les syndicats des transports renoncent à la grève mais pas les fonctionnaires


Liban : les syndicats des transports renoncent à la grève mais pas les fonctionnaires

Un chauffeur de taxi à Tripoli. Photo d'archives AFP

Après avoir agité la menace d’une grève générale mercredi dans l’ensemble du Liban, la Fédération des transports routiers et la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) ont finalement décidé mardi de suspendre leur mouvement, afin de laisser le temps au gouvernement de mettre en œuvre les mesures annoncées et de poursuivre les négociations sur les dossiers sociaux encore en suspens.

En revanche, la Ligue des employés de la fonction publique a réaffirmé mardi son intention d'arrêter le travail mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre. Elle maintient aussi la fermeture des administrations publiques chaque vendredi, afin de réclamer une hausse des indemnités de transport. Les fonctionnaires avaient déjà observé trois jours de grève, mercredi, jeudi et vendredi derniers.

La décision de suspendre le mouvement dans les transports intervient au terme d’une réunion entre le président de la Fédération des transports routiers Bassam Tleiss et celui de la CGTL Béchara Asmar. « Nous avons suspendu la grève parce que nous avons obtenu ce que nous voulions », a déclaré le premier. Il a précisé qu’à l’issue de discussions avec le ministère des Finances, le gouvernement avait décidé de commencer à verser dans un premier temps, à partir du 1er octobre, une aide forfaitaire de 12 millions de livres libanaises par mois aux chauffeurs de transport public, et ce jusqu’au 31 décembre.

M. Asmar a de son côté indiqué que les mesures obtenues comprenaient également une hausse de 40 % des allocations familiales pour les chauffeurs de transport public et les salariés des secteurs public et privé, ainsi qu’une augmentation de l’indemnité journalière de transport équivalant à cinq litres d’essence par jour pour les travailleurs soumis au Code du travail.

Ces mesures répondent à une partie des revendications des syndicats, qui dénoncent l’inflation et la hausse continue du prix des carburants. La semaine dernière, Bassam Tleiss avait notamment fustigé « le retard du gouvernement dans l’application des décisions et des lois », notamment celles adoptées par le Conseil des ministres en février dernier concernant le secteur des transports. Il avait alors annulé une grève prévue fin février, après un « accord » conclu avec le Premier ministre Nawaf Salam et le ministre des Transports Fayez Rassamny. Ce dernier prévoyait notamment que l’État prenne en charge, pour les chauffeurs de transport public, 300 000 livres libanaises du prix de l’essence.

Béchara Asmar avait rencontré mercredi dernier le chef de l’État Joseph Aoun, qui lui avait promis le soutien des autorités au secteur des transports publics ainsi qu’une hausse des allocations de transport et des salaires dans les secteurs public et privé.

Les syndicats ont toutefois prévenu que la suspension de la grève ne constituait pas un abandon de leurs revendications. Ils entendent poursuivre les négociations sur le salaire minimum, les aides à l’éducation et l’amélioration des prestations de la Sécurité sociale, et menacent de reprendre leur mobilisation en cas de non-application des mesures annoncées.

Après avoir agité la menace d’une grève générale mercredi dans l’ensemble du Liban, la Fédération des transports routiers et la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) ont finalement décidé mardi de suspendre leur mouvement, afin de laisser le temps au gouvernement de mettre en œuvre les mesures annoncées et de poursuivre les négociations sur les dossiers sociaux encore en suspens.En revanche, la Ligue des employés de la fonction publique a réaffirmé mardi son intention d'arrêter le travail mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre. Elle maintient aussi la fermeture des administrations publiques chaque vendredi, afin de réclamer une hausse des indemnités de transport. Les fonctionnaires avaient déjà observé trois jours de grève, mercredi, jeudi et vendredi derniers.La décision de...