Des membres des forces de sécurité montent la garde lors d’une cérémonie organisée par les autorités houthies pour marquer le 12e anniversaire de leur prise de contrôle de la capitale yéménite, à Sanaa, le 20 septembre 2026. Photo Mohammed HUWAIS / AFP
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné vendredi l'offensive des houthis contre l'Arabie saoudite, au lendemain d'une nouvelle attaque de missiles interceptés par Riyad et sur fond d'intensification des hostilités entre les deux parties.
« Les membres du Conseil de sécurité condamnent dans les termes les plus fermes la poursuite des attaques des Houthis contre le Royaume d'Arabie saoudite, notamment celles visant des infrastructures civiles et énergétiques, qui ont fait des blessés parmi les civils, dont des femmes et des enfants », a déclaré le président en exercice du Conseil, l'ambassadeur de France à l'ONU Jérôme Bonnafont. Ils réitèrent en outre « leur condamnation des attaques et des menaces visant les navires commerciaux en mer Rouge et dans le détroit de Bab el-Mandeb » et « soulignent l’importance de garantir la sécurité des navires marchands et de leurs équipages ».
Les quinze membres du Conseil appellent à « une coopération concrète, notamment avec le gouvernement yéménite, afin d'empêcher les houthis d'acquérir les armes et matériels connexes, l'assistance technique, la formation, le financement » qui permettent leurs opérations. Ils réaffirment enfin « le droit inhérent du Royaume d'Arabie saoudite à la légitime défense, conformément au droit international ».
L'Arabie saoudite a dit jeudi avoir intercepté une attaque de missiles tirés du Yémen voisin. Les houthis ont ensuite affirmé avoir lancé une attaque impliquant des missiles balistiques et des drones pour viser des centres de commandement et des dépôts d'armes dans le sud de l'Arabie saoudite. Selon le groupe, des personnels yéménites, soudanais et saoudiens ont été tués et blessés dans l'attaque.
Dans l'enceinte du Conseil de sécurité, le Haut commissaire aux réfugiés Barham Salih a par ailleurs jugé l'escalade actuelle « très préoccupante » pour les populations civiles. « Des dizaines de milliers de personnes ont déjà été déplacées (...), des milliers d'autres fuyant les combats pour trouver refuge à Djibouti et ailleurs », a-t-il dit. « Face à cette situation, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) a déclaré une urgence initiale de niveau un pour le Yémen, Djibouti et la Somalie, permettant de mobiliser rapidement des ressources et du personnel afin de renforcer notre réponse, notamment par des aides en espèces, la mise à disposition d'abris et des mesures de protection », a poursuivi M. Salih.
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