Le président iranien Masoud Pezeshkian s'exprime en tenant une photo d'Ali Khamenei, ancien guide suprême de l'Iran, lors de la 81e Assemblée générale des Nations Unies au siège de l'ONU à New York, le 23 septembre 2026. Photo TIMOTHY A. CLARY / AFP
C'est aux Etats-Unis de décider s'ils veulent arrêter la guerre ou non, a estimé jeudi le président iranien Massoud Pezeshkian, rappelant que ce n'était pas l'Iran qui avait déclaré la guerre. « C'est à l'Amérique de décider si elle veut ou non terminer » ce conflit, a-t-il déclaré dans un entretien avec la chaîne américaine Fox News, à New York en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à laquelle il a participé. Ces déclarations interviennent alors que Donald Trump a annoncé mardi que des discussions avaient eu lieu à New York entre des responsables iraniens et américains en marge de la grand-messe de la diplomatie mondiale.
Le président iranien a en outre assuré que la République islamique iranienne ne cherchait pas la guerre mais qu'elle était « résolue à se défendre ». « Nous n'avons jamais déclenché de guerre, mais s'ils souhaitent continuer à se battre contre nous, nous répondrons avec force, avec détermination », a insisté le président iranien, déplorant les « pressions » qui « visent à nous contraindre à capituler en dehors de tout cadre juridique du droit international, ce qui est impossible ».
Il a rappelé que Washington et Téhéran étaient parvenus à un accord de principe en juin dernier. « Cet accord a été signé, et sur cette base, nous sommes prêts et souhaitons toujours aller de l'avant », a-t-il assuré. Le dirigeant a en outre affirmé que l'échéance électorale de mi-mandat aux Etats-Unis ne changeait rien: « Nous n'en tenons pas compte », a-t-il dit, alors que le président Trump a suggéré que les Iraniens attendaient ces élections avant de conclure un accord.
Les Etats-Unis et Israël ont attaqué l'Iran en février dernier. En rétorsion, l'Iran a bloqué le détroit stratégique d'Ormuz par lequel passe une grande partie des flux pétroliers du monde.
Le président iranien a par ailleurs indiqué avoir vu le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei pour la dernière fois il y a un mois environ, durant « sept heures ». Interrogé s'il était en bonne santé, le président iranien a répondu: « tout à fait ».
Sur le délicat dossier du nucléaire, le président iranien a réitéré que l'Iran ne cherchait pas à acquérir l'arme atomique bien que le pays possède un stock d'uranium hautement enrichi à 20% et 60% qui dépasse largement le seuil utile pour une utilisation civile. Les Etats-Unis, Israël et leurs alliés occidentaux soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Ce qui avait justifié l'offensive américano-israélienne contre la République islamique. « Non, pas du tout », a-t-il dit au journaliste de la chaîne qui lui demandait si l'Iran voulait posséder l'arme atomique.
Les houthis responsables de leurs propres actes
Le président iranien Massoud Pezeshkian a par ailleurs assuré jeudi que les « houthis sont responsables de leurs propres actes » et « ne reçoivent pas de directives » de l'Iran, toujours sur Fox News. « Nous avons des contacts avec eux », a toutefois poursuivi le président, selon une traduction en anglais de propos en farsi, concernant ce groupe armé pro-iranien qui a intensifié ces dernières semaines les attaques contre l'Arabie saoudite.
Joumblatt à « L’OLJ » : Les destructions au Liban-Sud devraient pousser le Hezbollah à dialoguer avec l’État