Le président syrien Ahmad el-Chareh s’exprime à la tribune de la 81e Assemblée générale des Nations unies (AGNU), au siège de l’ONU à New York, aux États-Unis, le 23 septembre 2026. Photo d'archives Caitlin Ochs/ Reuters
Le président syrien Ahmad el-Chareh a affirmé mercredi à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU que la région du Golan, en grande partie occupée par Israël, resterait « un territoire syrien ».
Le nouveau gouvernement colombien a reconnu la souveraineté revendiquée par Israël sur le plateau du Golan, conquis à la Syrie en 1967. Les États-Unis étaient jusque-là le seul pays à reconnaître l'annexion du territoire par Israël en 1981.
« Toute tentative qui viole notre souveraineté et le droit international sera stoppée. Toute autre tentative sera déjouée conformément aux résolutions du Conseil de sécurité », a ajouté le responsable syrien. Les Nations unies considèrent que le plateau est un territoire syrien sous occupation militaire israélienne. En juillet, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres avait réaffirmé que le Golan faisait partie de la Syrie, qualifiant l'occupation israélienne de « totalement inacceptable ».
Ahmad el-Chareh a également profité de sa deuxième intervention à la tribune de l'ONU pour dénoncer les frappes israéliennes répétées contre son pays depuis la chute de l'ancien dictateur Bachar el-Assad. « Israël mène des attaques contre la Syrie. Il y a eu 500 frappes aériennes, plus de 1.200 incursions (...) Cela rappelle une époque que nous pensions révolue depuis longtemps », a-t-il dit.
Il a toutefois affirmé que malgré les « agressions » répétées de son voisin « les chances d'une paix historique demeurent pour ceux qui veulent vivre en paix, une paix juste qui garantit les droits de tous ». Lors d'une discussion à l'Atlantic Council, un groupe de réflexion américain, mardi soir, Ahmad el-Chareh a assuré que la Syrie voulait une solution pacifique avec Israël et que les sessions de négociations entre les deux pays étaient parvenues à régler « près de 90% » des questions en suspens pour parvenir à un accord de sécurité. Mais il a ajouté qu' « Israël s'est retiré de cet accord pour des raisons qui lui sont propres ».
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