Des véhicules de la FINUL et de l'armée libanaise dans le caza de Marjayoun, le 8 avril 2026. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour
Le sort de la Finul demeure dans le flou. Le gouvernement libanais a estimé qu’il serait « prématuré » de mettre fin à la mission et appelé à prolonger « l’arrangement actuel pour une durée limitée », dans une lettre distribuée en septembre au Conseil de sécurité de l’ONU, selon un article publié dimanche par le Financial Times, qui a consulté le document. Sous la pression des États-Unis, le Conseil de sécurité avait décidé en août 2025 de mettre fin au mandat des Casques bleus le 31 décembre 2026.
Trois personnes au fait du dossier ont rapporté au FT que la France, ainsi que la plupart des autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU, avaient exprimé leur soutien à la demande libanaise lors des discussions au Conseil. Une session consacrée au sort de la Finul s’était tenue début septembre, à la demande de la France, porte-plume du Liban, mais la possibilité d’une prorogation du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban avait été catégoriquement rejetée par les États-Unis. Israël continue également de s’y opposer.
Le président libanais Joseph Aoun réclame une prorogation de la présence de la Finul, en raison des attaques israéliennes persistantes dans le Sud. À défaut de prorogation, le déploiement d’une force internationale alternative pourrait être envisagé.
Washington parraine l'accord-cadre signé le 26 juin dernier entre Beyrouth et Tel-Aviv, qui prévoit le déploiement d'une force internationale devant contrôler les différentes dispositions du texte, à savoir le déploiement de l'armée libanaise dans le Sud, avec la mission de désarmer le Hezbollah, et le retrait israélien de la zone occupée. Les négociations directes achoppent toutefois sur les pays qui pourraient constituer cette force.
« Les États-Unis ont reconnu très tardivement que certaines des tâches de la Finul qui vont disparaître doivent, d’une manière ou d’une autre, être maintenues. Mais ce à quoi cela ressemblera reste à voir », a déclaré au FT l’une des sources au fait du dossier. Selon l'une des sources, l’ONU cherche à maintenir un rôle au Liban dans l’après-guerre.
La mission américaine auprès de l’ONU et l’Élysée ont refusé de commenter ces informations auprès du Financial Times.
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