Une femme passe devant une affiche du guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, devant une mosquée à Téhéran, le 2 septembre 2026. Photo Atta KENARE / AFP
Les gardiens de la Révolution iraniens ont affirmé mercredi qu'un dignitaire sunnite avait été tué dans une province du nord-ouest du pays, dénonçant une tentative de groupes séparatistes de semer la division entre sunnites et chiites.
Dans un communiqué, les Gardiens ont indiqué que ce dignitaire, Mohammad Nezhati, avait été tué « dans un crime terroriste brutal commis par des groupes séparatistes sionistes-américains », sans préciser quand les faits s'étaient produits.
Cette puissante force armée iranienne a précisé que M. Nezhati était également membre des forces paramilitaires volontaires du Bassidj, qui opèrent sous l'autorité des Gardiens de la Révolution.
Le terme « groupes séparatistes » est souvent utilisé par les autorités iraniennes pour désigner des groupes d'opposition kurdes basés dans la région du Kurdistan irakien, que Téhéran accuse depuis longtemps d'entretenir des liens avec les Etats-Unis et Israël, ses ennemis jurés.
Ces deux pays ont lancé fin février une offensive conjointe contre la République islamique, déclenchant la guerre qui embrase le Moyen-Orient.
Les gardiens n'ont pas précisé si des membres de ces groupes étaient entrés en Iran depuis l'Irak ou si le meurtre avait été commis par des agents déjà présents dans le pays.
« Ce crime ne visait pas seulement une personnalité éminente, mais constituait également une tentative désespérée de semer la division parmi les musulmans, de saper l'unité entre chiites et sunnites et de priver la société de sécurité et de paix », ont-ils déclaré.
A majorité chiite, l'Iran compte d'importantes communautés sunnites, notamment dans ses provinces de l'ouest et du sud-est.

