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Guterres condamne les « dévastations massives » et les « pertes civiles croissantes » au Liban-Sud


Guterres condamne les « dévastations massives » et les « pertes civiles croissantes » au Liban-Sud

Les cercueils de victimes d'une frappe israélienne ayant décimé une famille, lors de funérailles à Kfar Remmane, au Liban-Sud, le 9 septembre 2026. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s'est dit « profondément préoccupé » par l’aggravation de la situation dans le sud du Liban, a indiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse. Dans cette déclaration, l’ONU alerte sur « l’intensification des opérations militaires israéliennes », en particulier « à Nabatiyé et dans ses environs », et dénonce une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire, alors que les hostilités se poursuivent malgré le cessez-le-feu conclu en juin sous médiation américaine.

Au cours du week-end, l'armée israélienne a tué plusieurs dizaines de personnes, dont de nombreuses femmes et des enfants, dans des séries de bombardements sur Nabatiyé et sa région, dans la foulée de l'annonce de la prise de « contrôle opérationnel » de la colline de Ali Taher. L'une de ces frappes a totalement détruit un hôpital.

Le Secrétaire général a condamné après ces attaques, qui semblent s'être relativement calmées malgré la poursuite des démolitions dans la « zone tampon » occupée, « les pertes civiles croissantes », notamment parmi « les femmes et les enfants ». Il s'est dit également préoccupé par les déplacements de population provoqués par les ordres d’évacuation et par les informations faisant état de « destruction et de dévastation massives ».

« Une situation profondément préoccupante »

La déclaration lue mardi par Stéphane Dujarric insiste sur l’ampleur de la crise humanitaire. António Guterres se dit « particulièrement alarmé » par les conséquences des opérations militaires sur les civils et les infrastructures essentielles. L’ONU fait état d’informations concernant des frappes ayant affecté « des hôpitaux, des personnels de santé et des institutions publiques ». Elle exprime également son inquiétude face aux « restrictions à l’accès humanitaire », qui compliquent l’acheminement de l’aide aux populations touchées.

Pour les Nations unies, ces développements témoignent d’une dynamique dangereuse. L’organisation appelle les parties à mettre fin aux actions susceptibles d’aggraver encore la situation et rappelle que « les civils et les biens de caractère civil doivent être protégés en toutes circonstances ». Le Secrétaire général souligne que toutes les parties doivent respecter « leurs obligations au regard du droit international, y compris du droit international humanitaire ». Cette exigence concerne notamment la protection des populations civiles, des infrastructures médicales et des personnels humanitaires.

António Guterres appelle en outre à « une cessation immédiate des hostilités » et demande à Israël de « retirer ses forces du territoire libanais ». Le Secrétaire général exhorte toutes les parties à respecter « la souveraineté et l’intégrité territoriale du Liban » et à s’acquitter de leurs obligations au titre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. Adoptée en 2006, cette résolution demeure le principal cadre international pour mettre fin aux hostilités et stabiliser le sud du Liban. Elle prévoit notamment le respect de la Ligne bleue, la cessation des opérations offensives et le renforcement de l’autorité de l’État libanais dans le Sud. En réaffirmant ce cadre, l’ONU rappelle que la poursuite des opérations militaires ne saurait se substituer à une solution politique.

Alors que les frappes israéliennes et les attaques attribuées au Hezbollah entretiennent une dynamique de représailles, l’ONU tente de ramener les protagonistes vers le cadre du droit international et des engagements internationaux. António Guterres réaffirme que les Nations unies restent prêtes à soutenir « les efforts visant à mettre fin à la violence », à protéger les civils et à parvenir à « une solution durable ».

L’urgence est désormais double : faire cesser les hostilités et empêcher que le sud du Liban ne s’enfonce dans une crise humanitaire et sécuritaire appelée à durer.

Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, s'est dit « profondément préoccupé » par l’aggravation de la situation dans le sud du Liban, a indiqué son porte-parole, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse. Dans cette déclaration, l’ONU alerte sur « l’intensification des opérations militaires israéliennes », en particulier « à Nabatiyé et dans ses environs », et dénonce une nouvelle dégradation de la situation sécuritaire, alors que les hostilités se poursuivent malgré le cessez-le-feu conclu en juin sous médiation américaine.Au cours du week-end, l'armée israélienne a tué plusieurs dizaines de personnes, dont de nombreuses femmes et des enfants, dans des séries de bombardements sur Nabatiyé et sa région, dans la foulée de l'annonce de la prise de « contrôle...