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Moyen Orient et Monde - Récit

En Arabie saoudite, un Franco-Égyptien en prison depuis deux ans pour quelques mots à un policier

Alors qu'il accomplissait son pèlerinage à La Mecque en juin 2024, Amr Abdelfattah est accusé d'avoir « insulté le gouvernement ». Sa femme raconte à « L'OLJ ».

En Arabie saoudite, un Franco-Égyptien en prison depuis deux ans pour quelques mots à un policier

La Kaaba au centre de la cour de la mosquée al-Haram (al-Masjid al-Haram) à La Mecque, en Arabie saoudite. Photo Lokman Akkaya / Anadolu / AFP

Amr Abdelfattah s'est rendu en Arabie saoudite en juin 2024 pour accomplir son pèlerinage à La Mecque. Deux ans plus tard, il croupit derrière les barreaux de la prison de Dahaban, près de Djeddah. Ce Franco-Égyptien de 41 ans, ingénieur en informatique et chercheur à l’université de la Sorbonne, a été condamné en août par un tribunal antiterroriste pour « insulte au gouvernement ».Initialement, Amr Abdellatif avait été arrêté pour une affaire mineure : victime d’une escroquerie, il s’était retrouvé en possession d’un permis frauduleux censé lui permettre d’accéder au lieu saint. Un cas assez courant, le royaume accueillant près de deux millions de fidèles chaque année. Habituellement, une telle infraction est sanctionnée par une amende et une expulsion du pays. Mais l’affaire prend une tournure sérieuse lorsque, outré d’être...
Amr Abdelfattah s'est rendu en Arabie saoudite en juin 2024 pour accomplir son pèlerinage à La Mecque. Deux ans plus tard, il croupit derrière les barreaux de la prison de Dahaban, près de Djeddah. Ce Franco-Égyptien de 41 ans, ingénieur en informatique et chercheur à l’université de la Sorbonne, a été condamné en août par un tribunal antiterroriste pour « insulte au gouvernement ».Initialement, Amr Abdellatif avait été arrêté pour une affaire mineure : victime d’une escroquerie, il s’était retrouvé en possession d’un permis frauduleux censé lui permettre d’accéder au lieu saint. Un cas assez courant, le royaume accueillant près de deux millions de fidèles chaque année. Habituellement, une telle infraction est sanctionnée par une amende et une expulsion du pays. Mais l’affaire prend une tournure...
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