Des soldats libanais déployés dans le village de Zaoutar el-Charqiyé, au Liban-Sud, le 21 juillet 2026. Photo armée libanaise / via l'AFP
Le renforcement effectif des forces armées libanaises est indispensable pour permettre un retrait d'Israël du sud du Liban, a estimé jeudi l'ambassadeur d'Israël en France.
« Tout ce qui peut renforcer les forces armées libanaises et permettre le plan de retrait d'Israël du sud du Liban va dans le bon sens, à condition que cela soit fait sérieusement », a déclaré Joshua Zarka, interrogé par des journalistes sur la tenue, prochainement à Paris, d'une réunion de préparation en amont d'une conférence internationale de soutien des forces armées libanaises. « On est rassasié de grandes déclarations qui ne se traduisent pas en actes », a-t-il néanmoins souligné. « Il faut absolument renforcer les forces armées libanaises et que le Hezbollah ne puisse plus nuire à Israël ».
Une réunion préliminaire à une conférence internationale en soutien à l'armée libanaise se tiendra le 17 septembre, avait annoncé la présidence libanaise le mois dernier. Des chefs d'état-major de plusieurs pays, des experts et des représentants de gouvernements et d'organisations internationales sont également attendus à cette réunion, selon la présidence libanaise. La date de la conférence elle-même, qui devait se tenir initialement en mars dans la capitale française, n'a pas encore été annoncée. Celle-ci avait été reportée sine die après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient, en ciblant Israël en soutien à l'Iran, lui-même attaqué par les Etats-Unis et Israël. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'était rendu au Liban en février pour préparer la conférence.
Le Liban a déjà reçu des promesses de soutien à son armée qui a été chargée par le gouvernement libanais de mener à bien le désarmement du Hezbollah, pro-iranien, affaibli par ses conflits successifs avec Israël. Les forces libanaises, sous-payées, sont confrontées à d'importantes difficultés, liées à un manque d'équipements, de personnel et des capacités techniques nécessaires à l'accomplissement de leur mission.
Interrogé par ailleurs sur la relation entre la France et Israël, tombée au plus bas il y a un an après l'annonce par Paris de la reconnaissance d'un Etat palestinien, l'ambassadeur israélien a estimé que les deux pays étaient sur la voie de l'apaisement. « Il y a une vraie volonté d'apaiser la relation à tous les niveaux », a souligné Joshua Zarka à des journalistes dont l'AFP. « Nous souhaitons la remettre sur les rails des deux côtés ». « Bien sûr des erreurs ont été faites mais je pense que revenir à une situation normale est possible avant l'échéance politique en Israël en octobre prochain et avant la présidentielle de 2027 », a-t-il également souligné.

