Un char de l'armée israélienne transporté sur un camion, près de la frontière avec le Liban, le 31 mars 2026. Photo Jalaa Marey/AFP
L’armée israélienne a décidé de désactiver plusieurs bataillons de blindés en raison d’une pénurie de pièces détachées, tandis que « des centaines de véhicules militaires endommagés lors des combats au Liban demeurent hors service », a rapporté jeudi le diffuseur public israélien Kan. Une situation qui affecte déjà la capacité opérationnelle de l’armée et sa faculté à mener une campagne sur plusieurs fronts, du Liban à l'Iran en passant par Gaza et la Cisjordanie occupée, selon le média, qui cite une source militaire.
« Les bataillons de chars souffrent d’un manque de pièces détachées et des centaines de véhicules détruits au Liban n’ont pas été réparés. Nous ne disposons pas d’une capacité suffisante pour transporter les troupes », a indiqué cette source. Entre février et juin 2026, le Hezbollah a régulièrement affirmé avoir détruit ou gravement endommagé des chars lors des combats au sol contre les forces israéliennes au Liban-Sud.
L'armée a en outre mis en garde contre l’arrêt possible, dans les prochains jours, de la production d’obus pour les chars Merkava en raison d’un manque de financement, sur fond de crise de budget militaire, d’autres chaînes de production de munitions devant cesser leur activité ultérieurement.
Selon les médias israéliens, l’armée israélienne fait face à un déficit budgétaire estimé à environ 40 milliards de shekels (soit entre 11 et 13,4 milliards de dollars environ). Une situation qui a poussé à plusieurs reprises les officiels militaires à tirer la sonnette d'alarme.

