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Dernières Infos - Conflit

Moyen-Orient : la guerre pousse le gaz européen au plus haut depuis début 2023


Des navires près du détroit d'Ormuz, vus depuis Musandam, Oman, le 31 août 2026. Photo REUTERS/Stringer

Le cours du gaz européen est monté à son plus haut niveau depuis le début de l'année 2023 mercredi, dopé par la reprise depuis lundi des frappes entre l'Iran et les Etats-Unis qui complique le remplissage des stocks avant l'hiver.

Vers 08H35 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, la référence pour l'Europe, prenait 2,26% à 73,85 euros le mégawattheure, après s'être affiché à 75,33 euros, son plus haut depuis janvier 2023. Les réserves européennes de gaz sont faibles pour cette période de l'année, ce qui implique des besoins d'approvisionnement importants avant l'hiver.

En plus d'être en concurrence avec l'Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), l'Europe se prépare à l'interdiction de l'importation du GNL russe à partir de janvier 2027. « L'été exceptionnellement chaud en Europe et dans les principaux pays importateurs de gaz en Asie a stimulé la demande de GNL pour alimenter les systèmes de climatisation », ce qui a encore renforcé la demande, précise Jonathan Schroer, analyste chez Unicredit.

Or, « l'escalade militaire (au Moyen-Orient, ndlr) rend de plus en plus difficile de défendre l'hypothèse d'une normalisation rapide des flux de GNL », ce qui fait bondir les cours, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

Par ailleurs, les perspectives d'une résolution diplomatique s'éloignent, le président américain ayant déclaré sur sa plateforme Truth Social qu'il se « moque complètement » que l'Iran signe un accord ou non. Il a dit « préférer » la situation actuelle, assurant que les Etats-Unis avaient un « contrôle quasi-total du détroit d'Ormuz », et que l'économie iranienne était en train de « s'effondrer complètement ».

Mais la navigation dans le stratégique détroit d'Ormuz reste très en dessous de ses niveaux habituels et plus coûteuse. « L'offre de pétrole est légèrement meilleure, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite ayant pu exporter, via des oléoducs alternatifs », qui reliaient respectivement le Golfe d'Oman et la mer Rouge, explique M. Schroer.

Mais pour le GNL, une grande partie de la production du Golfe venait du Qatar, un pays qui n'a pas de voie alternative pour ses exportations, ce qui explique pourquoi le cours du gaz a davantage grimpé depuis le début de la guerre que celui du pétrole.

Mercredi, le pétrole s'affiche aussi à un niveau élevé mais se stabilise après être fortement monté en début de semaine. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre, prenait 0,07% à 94,72 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, cédait 0,10% à 90,13 dollars.

Le cours du gaz européen est monté à son plus haut niveau depuis le début de l'année 2023 mercredi, dopé par la reprise depuis lundi des frappes entre l'Iran et les Etats-Unis qui complique le remplissage des stocks avant l'hiver.Vers 08H35 GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, la référence pour l'Europe, prenait 2,26% à 73,85 euros le mégawattheure, après s'être affiché à 75,33 euros, son plus haut depuis janvier 2023. Les réserves européennes de gaz sont faibles pour cette période de l'année, ce qui implique des besoins d'approvisionnement importants avant l'hiver.En plus d'être en concurrence avec l'Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), l'Europe se prépare à l'interdiction de l'importation du GNL russe à partir de janvier 2027....