En Syrie, l’intégration des Kurdes se joue aussi sur les bancs de l’école
Outre la dissolution des FDS, l’accord avec Damas doit consacrer les droits culturels de cette communauté. Malgré des concessions inédites, celle-ci demeure inquiète.
L'OLJ / Par Clara HAGE,
le 02 septembre 2026 à 13h53
Un jeune Kurde salue de la main depuis l’arrière d'un camion alors que lui et d’autres personnes déplacées lors de la guerre civile syrienne se dirigent vers leur ville natale de Ras el-Aïn (Sere Kaniye), dans le cadre d’un accord conclu en janvier 2026 entre les Forces démocratiques syriennes (FDS) et le gouvernement syrien, à Hassaké, en Syrie, le 10 août 2026. Photo Orhan Qereman / Reuters
Une étudiante kurde tente d’expliquer son désarroi avant de s’effondrer en larmes : « Si je dois tout reprendre et apprendre l’arabe à partir de zéro, cela va être extrêmement difficile… », confie-t-elle au micro de Rudaw, un média basé à Erbil. La scène se déroule dans la bourgade d’Amuda, non loin de Qamichli, bastion kurde en Syrie. En ce lundi 31 août, professeurs et étudiants manifestent en arborant des pancartes contre le changement de programme scolaire qui sera bientôt mis en place dans le Nord-Est syrien. « La langue maternelle est un droit humain », peut-on lire sur l’une d’elles.L’officialisation de l’accord entre Damas et les Kurdes, conclu en janvier 2026, a été actée par la dissolution des FDS, annoncée le 25 août. Leur intégration doit s’accompagner d’une réconciliation culturelle : accorder aux Kurdes des garanties...
Une étudiante kurde tente d’expliquer son désarroi avant de s’effondrer en larmes : « Si je dois tout reprendre et apprendre l’arabe à partir de zéro, cela va être extrêmement difficile… », confie-t-elle au micro de Rudaw, un média basé à Erbil. La scène se déroule dans la bourgade d’Amuda, non loin de Qamichli, bastion kurde en Syrie. En ce lundi 31 août, professeurs et étudiants manifestent en arborant des pancartes contre le changement de programme scolaire qui sera bientôt mis en place dans le Nord-Est syrien. « La langue maternelle est un droit humain », peut-on lire sur l’une d’elles.L’officialisation de l’accord entre Damas et les Kurdes, conclu en janvier 2026, a été actée par la dissolution des FDS, annoncée le 25 août. Leur intégration doit s’accompagner d’une réconciliation...
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