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Le fils du cheikh Yaacoub appelle l’État à « passer de la gestion à la résolution » du dossier Moussa Sadr


Le fils du cheikh Yaacoub appelle l’État à « passer de la gestion à la résolution » du dossier Moussa Sadr

Hassan Yaacoub, fils du cheikh Mohammad Yaacoub, compagnon disparu de l'imam Moussa Sadr. Photo tirée du compte Facebook de Hassan Yaacoub

À l’occasion du 48e anniversaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr, l’ancien député Hassan Yaacoub, fils du cheikh Mohammad Yaacoub, l'un des deux compagnons de Sadr disparus en Libye le 31 août 1978, a appelé lundi l’État à « passer de la gestion de l’affaire à sa résolution », estimant que près d’un demi-siècle de mystère ne pouvait plus être justifié.

Le président du mouvement el-Nahj a notamment demandé aux autorités de faire toute la lumière sur « les enquêtes, les informations, les noms et les différentes versions » recueillies au fil des années.

« Il y a une différence entre une affaire difficile à résoudre et une affaire pour laquelle on ne fait pas suffisamment pour parvenir à une solution », a-t-il dit dans une déclaration relayée par l'Agence nationale d'informations (Ani, officielle). « Nous ne voulons plus de communiqués (…) Nous voulons la vérité, des preuves et des résultats concrets », a-t-il insisté.

Ce dernier est également revenu sur la récente libération en octobre 2025 (sous une caution de 900 000 dollars) de Hannibal Kadhafi, fils de l'ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi, incarcéré pendant près de dix ans au Liban pour sa détention présumée d'informations sur la disparition de Moussa Sadr, Mohammad Yaacoub et du journaliste Abbas Badreddine. « Quelles informations a-t-il fournies ? Que détient-il encore ? Qu’a fait la justice de ces informations ? Et comment l’enquête se poursuivra-t-elle après sa libération ? », s’est-il interrogé, tout en affirmant ne pas vouloir « se substituer à la justice » et que la remise en liberté d’un détenu « ne décharge pas l’État de sa responsabilité dans l’affaire ».

« 48 années de mystère ne sont pas une fatalité »

L’ancien député a par ailleurs appelé le gouvernement à obtenir de Tripoli « l’ouverture des archives libyennes, la remise des documents, l’accès aux registres » et une coopération avec la justice libanaise, estimant que les autorités devaient utiliser les moyens diplomatiques et judiciaires à leur disposition afin d’obtenir « une coopération libyenne effective ». Après des années de froid, Beyrouth a récemment renoué ses relations diplomatiques avec le gouvernement libyen basé à Tripoli, qui a envoyé pour la première fois depuis des décennies une délégation officielle à Beyrouth fin 2025.

« La solution commence lorsque l’État passe du statut de destinataire des informations à celui qui les recherche, de simple observateur à acteur, de l’attente à l’initiative, et de la gestion de l’affaire à sa résolution », a conclu Hassan Yaacoub, ajoutant que « 48 années de mystère ne sont pas une fatalité, mais l’affaire de tout un pays qui doit être résolue ».

Originaire du village de Bednayel, dans la Békaa, l'ancien député avait été arrêté pour son implication présumée dans l'enlèvement de Hannibal Kadhafi, alors réfugié en Syrie, en décembre 2015. Hannibal Kadhafi avait alors été battu et interrogé sur la disparition de l’imam Moussa Sadr et ses deux compagnons par un groupe armé dans la Békaa. Relâché, il avait ensuite été remis aux services de renseignement libanais, avant d'être emprisonné jusqu'en octobre dernier. Hassan Yaacoub avait alors été accusé d’avoir participé, voire d’avoir dirigé le rapt, mais avait toujours nié toute implication.

À l’occasion du 48e anniversaire de la disparition de l’imam Moussa Sadr, l’ancien député Hassan Yaacoub, fils du cheikh Mohammad Yaacoub, l'un des deux compagnons de Sadr disparus en Libye le 31 août 1978, a appelé lundi l’État à « passer de la gestion de l’affaire à sa résolution », estimant que près d’un demi-siècle de mystère ne pouvait plus être justifié.Le président du mouvement el-Nahj a notamment demandé aux autorités de faire toute la lumière sur « les enquêtes, les informations, les noms et les différentes versions » recueillies au fil des années.« Il y a une différence entre une affaire difficile à résoudre et une affaire pour laquelle on ne fait pas suffisamment pour parvenir à une solution », a-t-il dit dans une déclaration relayée par l'Agence nationale...