Un couple s’enlace, enveloppé dans un drapeau palestinien, alors que des militants et des sympathisants propalestiniens se rassemblent sur la place touristique de Monastiraki, à Athènes, en Grèce, dans le cadre de la « Journée nationale d’action pour la Palestine », le 9 août 2026. ¨Photo Louisa Gouliamaki / Reuters
Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a déclaré que la décision de l’administration Trump de désigner le groupe Palestine Action comme organisation terroriste constituait « une restriction disproportionnée et inutile » des droits à la liberté d’expression, et qu’elle représentait un usage extensif du terme « terrorisme » susceptible d’avoir un effet dissuasif.
Washington avait désigné mercredi Palestine Action comme organisation terroriste, affirmant que cette mesure s’inscrivait dans les efforts du président Donald Trump pour sévir contre les groupes de gauche dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme. Le ministère israélien des Affaires étrangères a salué cette désignation.
Cette décision « semble constituer une restriction à la fois disproportionnée et inutile des droits à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, ainsi que du droit de participer aux affaires publiques », a déclaré le bureau du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk. « Il a été démontré que l’usage extensif du terme« “terrorisme” a un effet dissuasif sur l’espace civique. »
Le Royaume-Uni avait précédemment interdit Palestine Action, une décision également condamnée par le bureau de Volker Türk. La Cour suprême britannique a annoncé qu’elle examinerait un recours contre une décision d’une juridiction inférieure jugeant légale la décision du Royaume-Uni d’interdire le groupe en tant qu’organisation terroriste.
Palestine Action a pris pour cible des entreprises britanniques liées à Israël dans le secteur de la défense, notamment Elbit Systems, le plus grand groupe israélien de défense, en bloquant notamment leurs entrées ou en les aspergeant de peinture rouge.
Le groupe a été interdit au Royaume-Uni peu après une intrusion en juin 2025 sur la base de la Royal Air Force de Brize Norton, au cours de laquelle des activistes avaient endommagé deux avions militaires. L’interdiction du groupe par le Royaume-Uni avait entraîné des manifestations au cours desquelles environ 3 000 personnes avaient été arrêtées.
Le groupe affirme que ses activités « ont toujours eu pour objectif de sauver des vies en perturbant la machine de guerre israélienne » et de s’opposer à l’offensive israélienne à Gaza. Il affirme recourir à des « tactiques de perturbation » pour cibler les « acteurs privés qui permettent le fonctionnement du complexe militaro-industriel israélien ».


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