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Dernières Infos - Catastrophe

Crue au Népal : les secours tentent d'évacuer une centaine d'ouvriers coincés dans un tunnel


Une vue prise par drone montre des pelleteuses et des chargeuses à l'œuvre tandis que les équipes de secours réparent une route menant au port de Gyirong à la suite d'une coulée de boue, dans le comté de Gyirong, à Shigatse, dans la Région autonome du Tibet, en Chine, le 28 août 2026. cnsphoto via REUTERS

Les secours népalais tentaient vendredi d'évacuer plus d'une centaine d'ouvriers prisonniers d'un tunnel sur le chantier d'un barrage hydroélectrique depuis la crue qui a fait au moins 472 morts mercredi à la frontière du Népal et de la Chine, a-t-on appris auprès de l'armée.

« Nous avons eu l'information que des personnes sont coincées dans un tunnel » du site de construction du barrage de Trishuli, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée, Raja Ram Basnet.

« Deux hélicoptères ont été dépêchés sur place mais il reste très difficile de localiser les entrées du tunnel », a-t-il ajouté.

Les services du Premier ministre népalais ont précisé que 350 ouvriers et habitants du secteur avaient déjà été évacués de ce secteur par l'armée « dans des conditions très risquées et rendues difficiles par les conditions météo et la crue ».

« L'armée est toujours à l'œuvre pour tenter d'évacuer plus d'une centaine d'autres personnes encore coincées dans un tunnel », ont-ils ajouté.

Plusieurs barrages sont en construction dans ce secteur.

« Il y avait au moins 400 ouvriers sur le site » du chantier, a confié jeudi à l'AFP l'un des ouvriers évacués du site par hélicoptère, Dev Shrestha. « Il y a probablement plus de morts que de personnes évacuées », a-t-il estimé.

Un autre ouvrier, Buddha Tamang, a pour sa part indiqué avoir réussi à échapper à la catastrophe parce qu'il se trouvait dans un des tunnels du chantier au moment où la puissante vague d'eau et de boue a déferlé sur le site.

« J'ai survécu parce que j'étais dans le tunnel », a-t-il expliqué à l'AFP après son évacuation dans un camp de fortune dressé par les autorités dans la localité voisine de Bidur.

« Des cadres (du chantier) travaillaient de l'autre côté, ils ont tous été emportés », a-t-il témoigné.

Un autre ouvrier évacué du site croisé par l'AFP, Arjun Kumar Tamang, a évoqué des « dégâts considérables » sur le chantier. « Je ne sais pas combien de personnes sont mortes mais la force de l'eau a tout balayé », a-t-il décrit.

Selon l'Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS), la vague a été causée par l'effondrement d'une partie d'un glacier, d'une violence telle qu'il a été enregistré comme une secousse de magnitude 5,2 et a causé de nombreux glissements de terrain.

Des centaines de personnes étaient encore portées disparues vendredi par les autorités en Chine et au Népal, deux jours après la catastrophe.

La crue a causé d'énorme dégâts qui restent à évaluer, notamment aux infrastructures hydroélectriques du Népal.

Les secours népalais tentaient vendredi d'évacuer plus d'une centaine d'ouvriers prisonniers d'un tunnel sur le chantier d'un barrage hydroélectrique depuis la crue qui a fait au moins 472 morts mercredi à la frontière du Népal et de la Chine, a-t-on appris auprès de l'armée.« Nous avons eu l'information que des personnes sont coincées dans un tunnel » du site de construction du barrage de Trishuli, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'armée, Raja Ram Basnet.« Deux hélicoptères ont été dépêchés sur place mais il reste très difficile de localiser les entrées du tunnel », a-t-il ajouté.Les services du Premier ministre népalais ont précisé que 350 ouvriers et habitants du secteur avaient déjà été évacués de ce secteur par l'armée « dans des conditions très...