Une photo fournie par le ministère iranien des Affaires étrangères montre le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi (à droite), accueillant son homologue omanais, Sayyid Badr al-Busaidi (à gauche), à Téhéran, le 25 août 2026, alors que Téhéran et Mascate cherchent un moyen de réglementer le passage des navires par le détroit d’Ormuz. Photo IRANIAN FOREIGN MINISTRY OFFICE / AFP
Les gardiens iraniens de la révolution ont annoncé mercredi que « certains accords » avaient été conclus Oman sur la gestion du détroit d'Ormuz, prévoyant notamment un partage des revenus liés à la navigation dans ce passage maritime.
« Au cours des négociations avec Oman, certains accords ont été conclus concernant la part de chaque pays dans les eaux du détroit et la part de l'Iran et d'Oman dans ses revenus », a déclaré le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Hossein Mohebi. Il a accusé les Etats-Unis d' « entraver les travaux » visant à finaliser un accord.
Mardi à Téhéran, selon un communiqué conjoint, les ministres des Affaires étrangères omanais et iranien avaient discuté d'un accord-cadre établissant un « couloir temporaire » de navigation dans le détroit d'Ormuz et y prévoyant une opération de déminage. Selon le communiqué, les négociations se poursuivaient pour établir un couloir « permanent » et définir « la future gestion du détroit », ainsi qu'un mécanisme de « fourniture des services de navigation et de sécurité nécessaires ».
Le stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant la guerre un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran. Les États-Unis mènent en retour un blocus des ports iraniens.
L'Iran discute depuis des semaines avec Oman, tout en affirmant que le détroit restera verrouillé tant que Washington n'aura pas rempli ses engagements prévus par le protocole d'accord conclu mi-juin, prévoyant notamment la levée du blocus américain et des sanctions économiques contre Téhéran.

