Le président libanais, Joseph Aoun, entouré des membres de la délégation du Conseil général maronite, au palais de Baabda, le 26 août 2026
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé mercredi avoir pris la décision d’engager des négociations avec Israël afin d’éviter les ravages de la guerre, assurant que les négociations restent de loin préférables à la guerre, même si elles se heurtent à des obstacles, avec pour objectif de libérer le Sud-Liban.
« Nous avons pris la décision d’engager des négociations afin d’éviter les ravages et les tragédies provoqués par la guerre. Il est vrai que ces négociations ne sont ni faciles ni rapides et qu’elles se heurtent à des obstacles et à des difficultés, mais elles restent de loin préférables à la guerre », a-t-il souligné au palais de Baabda, devant une délégation du Conseil général maronite.
« Nous partageons les mêmes objectifs : libérer le Sud, déployer l’armée jusqu’à la frontière, récupérer les prisonniers, permettre le retour des habitants et procéder à la reconstruction. Comme cela s’est avéré, ces objectifs ne peuvent pas être atteints par la guerre. Il ne reste donc d’autre choix que la négociation », a ajouté le chef de l’Etat. « Nous partageons les mêmes objectifs : libérer le Sud, déployer l’armée jusqu’à la frontière, récupérer les prisonniers, permettre le retour des habitants et procéder à la reconstruction. Comme cela s’est avéré, ces objectifs ne peuvent pas être atteints par la guerre. Il ne reste donc d’autre choix que la négociation », a poursuivi M. Aoun.
Le président libanais a par ailleurs assuré avoir commencé avec le gouvernement à s’attaquer au problème de la corruption, répandue depuis de nombreuses années. « Nous menons une bataille contre certains qui refusent la logique de l’État, alors que nous, nous voulons l’État », a-t-il insisté. Et de rappeler les mesures prises par le gouvernement dans le cadre des réformes économiques et financières. « Elles ne sont pas suffisantes, mais elles ont permis d’enregistrer une croissance, dont nous espérions une accélération cette année. Cependant, la guerre a anéanti cet espoir. Malgré tout cela, le Liban reste debout et ses institutions continuent de fonctionner », a-t-il encore relevé.
Le Liban a été entraîné début mars dans le conflit opposant l’Iran à Israël et aux États-Unis, après que le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à Téhéran. Israël a riposté par d’intenses bombardements sur le Liban, qui ont fait plus de 4 300 morts, et y occupe depuis une « zone tampon » de plus de 600 km2. Fin juin, quelques jours après l’entrée en vigueur d’un nouveau cessez-le-feu, le Liban et Israël ont conclu, sous parrainage américain, un accord-cadre prévoyant le désarmement du Hezbollah, le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région. Le Hezbollah s’oppose à ces négociations directes entre Israël et le Liban, dont un huitième cycle doit se tenir à Rome en septembre mais pour lequel aucune date n'a encore été fixée, sur fond d'atermoiements entre les deux parties.

