Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, au siège du Likoud à Jérusalem, le 17 août 2026. Photo Ohad Zwigenberg/Pool via REUTERS
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'aucun accord diplomatique n'était possible avec les dirigeants iraniens, qualifiés de « sauvages », tout en saluant la nouvelle campagne de pression économique du président américain Donald Trump.
Évoquant une récente rencontre avec M. Trump, M. Netanyahu a indiqué mardi soir, au cours d'un événement, que les deux hommes avaient parlé des négociations avec l’Iran. Le Premier ministre a raconté avoir dit au président américain : « Je doute qu'avec cette bande là-bas, avec ces sauvages, on puisse parvenir à un accord. Je vous le dis, aucun accord ne peut être conclu ». Virulent critique de l'accord international sur le nucléaire iranien en 2015, dont les Etats-Unis s'étaient retirés trois ans plus tard, M. Netanyahu a exprimé de longue date son scepticisme quant à la possibilité de parvenir à un accord avec la République islamique par la voie diplomatique. Il a cependant veillé à ne pas critiquer trop ouvertement M. Trump lorsque celui-ci a cherché une sortie négociée au conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février par les frappes israélo-américaines contre l'Iran. Et il n'a pas eu d'autre choix que d'accepter un cessez-le-feu imposé par les Etats-Unis en avril.
Les Etats-Unis ont annoncé lundi un « D-day économique », visant à mettre à genoux l'économie iranienne, déjà placée depuis de longues années sous sanctions. M. Netanyahu a apporté publiquement mardi son soutien à cette campagne de pression économique. M. Trump a choisi de cibler l’Iran, mais aussi de « resserrer le blocus contre ceux qui aident ce régime, cette terrible dictature », s'est-il félicité.
Le dirigeant israélien a pendant des années plaidé pour une attaque américaine contre l'Iran, qui soutient des groupes armés comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, auteur de l'attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël.

