Vue sur Beyrouth et son port. Photo d'archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont annoncé vendredi avoir arrêté neuf femmes, toutes de nationalité étrangère, impliquées dans un réseau de prostitution dans un hôtel situé dans le quartier Sodeco à Beyrouth. Il s'agit de six personnes de nationalité brésilienne, deux de nationalité ouzbèke et une de nationalité moldave. Des sommes d’argent provenant d’activités de prostitution ont également été saisies en leur possession. Pendant leur interrogatoire, les neuf femmes arrêtées ont « reconnu se livrer à la prostitution et travailler au sein d’un réseau organisé, dirigé par deux personnes se trouvant hors du territoire libanais. Elles sont connues sous les pseudonymes de « Yulia » et « Max »», précisent les policiers.
Par ailleurs, le propriétaire de l’hôtel, qui n'est pas identifié, ainsi que deux de ses employés ont également été arrêtés, après qu’il a été établi par les forces de l'ordre qu’ils avaient « connaissance des activités de prostitution qui se déroulaient au sein de l’établissement ».
La prostitution clandestine est interdite par la loi au Liban. Selon l’article 523 du code pénal, « toute personne qui pratique ou facilite la prostitution secrète est condamnée » à une peine de prison de un à trois ans et à une amende de deux à quatre fois le salaire minimum. Entre 2015 et 2023, les FSI ont procédé à l’arrestation de 1 171 prostituées syriennes, 380 migrantes (ex-travailleuses domestiques d’Afrique ou d’Asie), 268 Libanaises, 121 Européennes de l’Est, 65 Palestiniennes et 49 apatrides.

