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Trump veut repasser aux anciens modèles de catapultes sur les porte-avions


Cette photographie fournie par la Marine américaine et diffusée le 4 août 2026 par le service des relations publiques du Commandement central des États-Unis montre un F/A-18E Super Hornet décollant du pont d'envol du porte-avions de classe Nimitz USS Abraham Lincoln, le 31 juillet 2026. (Photo : diverses sources / AFP)

Donald Trump a annoncé jeudi que les futurs porte-avions de l'armée américaine utiliseraient de nouveau les anciens modèles de catapultes pour lancer les appareils, retournant à ce qu'il a qualifié de technologie « fiable », mais qui devrait coûter plusieurs milliards de dollars.

Cette annonce, censée « corriger les problèmes à long terme dans les programmes de construction et de réparation des navires de la Marine » selon le président américain, intervient alors que les conflits récents, dont la guerre en Iran, ont mis en lumière certaines difficultés à cause de navires vieillissants et de longs délais d'approvisionnement.

Dans une note de sécurité présidentielle, Donald Trump dépeint « une base industrielle de construction navale atrophiée » qui, selon lui, rend la construction et la réparation des navires de guerre plus lentes et plus coûteuses. Le Pentagone devrait donc remplacer les systèmes de lancement d'avions électromagnétiques (EMALS) par des systèmes hydrauliques et à vapeur. Le premier porte-avions concerné sera l'USS Doris Miller, un modèle à propulsion nucléaire dernière génération, dont la date de livraison est prévue pour 2034.

Mais ce changement de systèmes de catapultes devrait coûter des milliards de dollars d'après Bryan Clark, chercheur à l'Hudson Institute, cité par le Wall Street Journal. Ancien astronaute et officier de la Marine, le sénateur démocrate Mark Kelly a fustigé la décision de Donald Trump sur X: « Même moi je ne me permettrais pas de dire à la Navy comment concevoir les systèmes spécifiques de ses navires. »

Dans sa note, le président américain a par ailleurs autorisé le Pentagone à « attribuer des contrats qui permettent des achats auprès de fournisseurs étrangers à court terme », pour accélérer les délais de construction.

L'entreprise qui avait décroché le contrat pour construire les catapultes électromagnétiques sur l'USS Doris Miller, General Atomics, a déclaré que cette décision de changer de système « mérite un réexamen attentif ». Trump s'était plaint de ces systèmes de lancement dès 2017, assurant qu'ils n'étaient « pas bons » et qu'ils « n'ont pas la puissance » des catapultes à vapeur.

La technologie des catapultes électromagnétiques a été utilisée par la Chine sur son dernier porte-avion, tandis que la France prévoit également de la déployer.

Donald Trump a annoncé jeudi que les futurs porte-avions de l'armée américaine utiliseraient de nouveau les anciens modèles de catapultes pour lancer les appareils, retournant à ce qu'il a qualifié de technologie « fiable », mais qui devrait coûter plusieurs milliards de dollars.Cette annonce, censée « corriger les problèmes à long terme dans les programmes de construction et de réparation des navires de la Marine » selon le président américain, intervient alors que les conflits récents, dont la guerre en Iran, ont mis en lumière certaines difficultés à cause de navires vieillissants et de longs délais d'approvisionnement.Dans une note de sécurité présidentielle, Donald Trump dépeint « une base industrielle de construction navale atrophiée » qui, selon lui, rend la construction et la réparation...