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Dernières Infos - Grèce

Reprise notable des incursions aériennes turques en Mer Egée


Un drapeau grec. Photo AFP

Les violations de l'espace aérien grec par des aéronefs turcs sont redevenues une pratique courante en 2026, concentrées en mer Egée et menées surtout désormais avec des drones, rapporte jeudi le grand quotidien I Kathimerini.

De zéro violation turque en 2024, leur nombre est passé à 225 en 2025, et déjà à 433 depuis début 2026, avec « une tendance nettement à la hausse », rapporte ce journal, qui s'appuie sur les données publiques du ministère de la Défense grec.

Cette augmentation, enregistrée au-dessus de la mer Égée, est encore plus marquée au cours des deux derniers mois, avec un « élément nouveau »: ces intrusions « ne sont plus principalement commises par des avions de chasse, mais par des drones de différents types », armés et non-armés, dont disposent toutes les composantes des forces armées turques (marine, armée de l'air, armée de terre, gendarmerie et services de renseignements).

Les drones principalement utilisés sont le Bayraktar, l'Aksungur et l'ANKA-S.

Depuis début août, le ministère de la Défense a dénombré 97 violations de l'espace aérien national, dont 72 par des drones, selon la compilation faite par I Kathimerini.

Selon les chiffres officiels de la Défense, consultés par l'AFP, elles ont été opérées par 33 drones (dont 2 armés) et six avions.

Interrogée par l'AFP, une source militaire s'est refusée à tout commentaire, renvoyant au site internet du ministère.

Ce faisant, « Ankara adopte la logique des violations à bas coût et sans risque, contraignant Athènes à des interceptions périlleuses à un coût financier exorbitant », estime le quotidien I Kathimerini, pointant cette nouvelle « asymétrie ».

Car la doctrine opérationnelle de l'armée de l'air hellénique (HAF) reste basée sur le maintien d'une présence aérienne continue, « jusqu'à ce que tous les aéronefs turcs entrés dans la zone de responsabilité d'Athènes soient interceptés et quittent la mer Égée ».

Ces interceptions sont menées par des avions de combat F-16 et Mirages 2000-5, mais également des avions de surveillance type CN-235 ou ATR-72.

« Le coût d'un F-16 décollant pour une mission de reconnaissance et d'interception s'élève à environ 20.000 euros par heure de vol, tandis que le prix correspondant pour un (drone) Bayraktar violant l'espace aérien national peut être dix fois inférieur, et ce sans aucun risque pour la vie humaine », avance I Kathimerini.

Ankara a par ailleurs recommencé cette année à commettre des violations donnant lieu à des affrontements aériens virtuels, une situation qui avait cessé au-dessus de la mer Égée ces trois dernières années, observe le journal.

Ces chiffres restent toutefois bien inférieurs à ceux enregistrés durant les années de crise des relations gréco-turques, en 2022 avec notamment 11.258 violations puis 1.172 en 2023.

Les violations de l'espace aérien grec par des aéronefs turcs sont redevenues une pratique courante en 2026, concentrées en mer Egée et menées surtout désormais avec des drones, rapporte jeudi le grand quotidien I Kathimerini.De zéro violation turque en 2024, leur nombre est passé à 225 en 2025, et déjà à 433 depuis début 2026, avec « une tendance nettement à la hausse », rapporte ce journal, qui s'appuie sur les données publiques du ministère de la Défense grec.Cette augmentation, enregistrée au-dessus de la mer Égée, est encore plus marquée au cours des deux derniers mois, avec un « élément nouveau »: ces intrusions « ne sont plus principalement commises par des avions de chasse, mais par des drones de différents types », armés et non-armés, dont disposent toutes les composantes des forces...