Des navires près du détroit d'Ormuz, vus depuis Musandam, à Oman, le 6 août 2026. REUTERS/Stringer/Photo d'archive
Un haut responsable iranien a affirmé jeudi que le détroit d'Ormuz restait sous le contrôle de l'Iran, après que le président américain Donald Trump a revendiqué la veille le contrôle américain de ce détroit stratégique.
« Aujourd'hui, vous voyez que le détroit d'Ormuz est sous la gestion et le contrôle de la République islamique, et que notre pays poursuit sa trajectoire en toute sécurité », a déclaré selon la télévision d'Etat Hossein Taeb, chef des forces paramilitaires du Bassidj, affiliées aux gardiens de la révolution, la puissante force armée de la République islamique.
Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l'Iran, a répété mercredi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis avaient un contrôle « total » du détroit d'Ormuz et allaient le « garder ».
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a estimé que les États-Unis « commettent une erreur de calcul encore plus grave concernant le détroit d’Ormuz » que la « guerre contre l’Iran » lancée fin février, dans un message publié sur son compte X. « Les États-Unis se sont depuis longtemps trompés dans leurs calculs en raison de défaillances du renseignement », écrit-il. « Pire que les fausses informations : les faux renseignements. Soyez prudents. Allah est grand, plus grand que TOUTE puissance sur Terre. En Allah nous plaçons notre confiance », conclut le chef de la diplomatie iranienne.
Dans les faits, le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l'Iran, alors que les Etats-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens. Les hostilités ont repris entre les deux pays début juillet, quand le protocole d'accord conclu en juin pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient a volé en éclats. Les frappes se sont depuis atténuées, Donald Trump assurant que des négociations étaient en cours avec l'Iran, qui a démenti, assurant de son côté ne parler qu'avec Oman d'un futur itinéraire pour franchir le détroit d'Ormuz.

