Des drapeaux syriens à Qouneitra, non loin de la frontière avec le plateau du Golan annexé par Israël, le 26 mars 2019. Photo d'archives Louai Bechara / AFP
Le ministère libanais des Affaires étrangères a exprimé son « rejet catégorique de la décision du gouvernement colombien de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan syrien occupé, qui demeure une partie intégrante du territoire syrien ».
Le ministère a réaffirmé « la nécessité de respecter la souveraineté de la Syrie ainsi que l’intégrité et l’unité de son territoire », soulignant que « la décision d’Israël d’annexer le Golan est contraire aux règles du droit international et aux dispositions de la Charte des Nations unies, notamment à son article 2, paragraphe 4 ». Il a également rappelé la résolution 497 (1981) du Conseil de sécurité de l’ONU, « qui souligne l’interdiction de l’acquisition de territoires par la force et considère la décision d’Israël d’annexer le Golan comme nulle et non avenue et dépourvue de tout effet juridique ».
Le nouveau gouvernement colombien issu de la droite dure avait reconnu lundi l’annexion du Golan par Israël. Les États-Unis étaient jusque-là les seuls à reconnaître cette annexion. Pour les Nations unies, le plateau du Golan reste un territoire syrien sous occupation militaire israélienne.

