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Aoun : les négociations restent « préférables aux conséquences de la guerre »

L’ambassadeur américain Michel Issa et le président Aoun assurent que les négociations avec Israël progressent, malgré l'ambiance négative de la dernière session tenue la semaine dernière à Rome.

Aoun : les négociations restent « préférables aux conséquences de la guerre »

Le président Joseph Aoun à Baabda le 11 février 2025. Photo Anwar Amro/AFP

Le président Joseph Aoun a déclaré mardi que les négociations entre le Liban et Israël progressaient, soulignant qu’en tout état de cause, elles « restent préférables aux conséquences d’une guerre dévastatrice », selon une publication de la présidence libanaise sur X. Ces propos du chef de l'État interviennent malgré l'ambiance négative du dernier cycle de négociations, suggérant qu’il cherche à afficher de l’optimisme. Les déclarations de M. Aoun ont été faites lors de la réception d’une délégation de la Fondation maronite dans le monde, dirigée par Rose Choueiry, au palais de Baabda.

Faisant écho aux déclarations de Joseph Aoun, l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a déclaré mardi que « les négociations libano-israéliennes se tiennent toutes les deux ou trois semaines et progressent de manière significative, chaque cycle proposant une nouvelle solution ». « Je suis optimiste quant à leur capacité à résoudre la situation au Liban et dans la région », a-t-il affirmé lors d'une visite au siège patriarcal grec-orthodoxe à Balamand, où il a rencontré notamment le patriarche grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient, Jean X Yazigi. M. Issa a également souligné que « le président américain Donald Trump aime le Liban » et se soucie de la paix dans le pays.

La dernière série de négociations, qui s’est tenue à Rome la semaine dernière, n’a pas permis de mettre un terme aux démolitions israéliennes quotidiennes dans les zones occupées dans le sud du Liban, ni d’étendre le projet des « zones pilotes » à de nouveaux villages. En conséquence, le Liban a menacé de suspendre sa participation au prochain cycle de discussions si ses conditions n’étaient pas remplies.

« L’ampleur des attaques israéliennes contre notre pays a diminué depuis la signature de l'accord-cadre, ce qui a eu un impact positif sur le retour des Libanais pour passer l’été dans le pays », a-t-il déclaré. Les attaques israéliennes au Liban-Sud se sont atténuées le 20 juin, environ une semaine avant la signature de l’accord-cadre. Cependant, elles ont de nouveau augmenté ces dernières semaines, en particulier les bombardements d’infrastructures dans les villages occupés par Israël.

« Il n’existe aucune divergence entre les Libanais sur les objectifs suivants : le retrait israélien, le retour des prisonniers et la reconstruction de ce qui a été détruit. En définitive, nous ne permettrons pas à Israël et à ses soldats de rester sur notre territoire », a déclaré Aoun.

« Nous entendons sans cesse des slogans affirmant que ce qui a été pris par la force ne peut être repris que par la force, mais la réalité sur le terrain a prouvé que cette affirmation est fausse », a relevé Joseph Aoun. « Il est temps que les habitants du Sud aient un peu de répit et puissent s’installer sur leurs terres, au lieu que se poursuivent des guerres menées en leur nom pour des objectifs non libanais », a-t-il ajouté. Le président a enfin déclaré que son objectif aujourd’hui était de « rebâtir l’État, quel qu’en soit le coût, malgré l’opposition de ceux qui cherchent à saper les fondements de l’État et à empêcher sa reconstruction ».

Le président Joseph Aoun a déclaré mardi que les négociations entre le Liban et Israël progressaient, soulignant qu’en tout état de cause, elles « restent préférables aux conséquences d’une guerre dévastatrice », selon une publication de la présidence libanaise sur X. Ces propos du chef de l'État interviennent malgré l'ambiance négative du dernier cycle de négociations, suggérant qu’il cherche à afficher de l’optimisme. Les déclarations de M. Aoun ont été faites lors de la réception d’une délégation de la Fondation maronite dans le monde, dirigée par Rose Choueiry, au palais de Baabda.Faisant écho aux déclarations de Joseph Aoun, l'ambassadeur américain au Liban, Michel Issa, a déclaré mardi que « les négociations libano-israéliennes se tiennent toutes les deux ou trois semaines et...