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Société - Reportage

Sur les routes du Liban, les blessures invisibles de la guerre

Une clinique mobile sillonne le territoire pour pallier le manque de spécialistes de la santé mentale. En partenariat avec le magazine français Marie Claire, nos reporters ont embarqué à son bord.

Sur les routes du Liban, les blessures invisibles de la guerre

Dans la Békaa, à quelques kilomètres de la frontière syrienne, la clinique mobile d’Embrace accueille des patients de toutes les nationalités, âges et milieux socio-économiques. Photo Tamara Saadé

Le drone de surveillance israélien bourdonne déjà au-dessus de Beyrouth lorsque Lara Merhi grimpe dans le bus, à 7h30 précises. Personne ne lève les yeux. Au Liban, son vrombissement fait désormais partie du paysage sonore. Lara resserre son chignon, ajuste son brassard vert frappé du slogan Mental Health for All et vérifie une dernière fois la liste des rendez-vous. Dans quelques minutes, le véhicule quittera la capitale pour rejoindre Bar Élias, petite ville à l’est du pays. À son bord, un psychiatre, un chauffeur et elle, coordinatrice médicale d’Embrace, une association créée en 2017, devenue l’un des principaux acteurs de la santé mentale dans le pays. Le bus démarre à toute berzingue, cahotant sur l’asphalte défoncé de la route de Damas qui mène aux plaines de la Békaa. À l’intérieur, l’espace est divisé en deux parties : un petit...
Le drone de surveillance israélien bourdonne déjà au-dessus de Beyrouth lorsque Lara Merhi grimpe dans le bus, à 7h30 précises. Personne ne lève les yeux. Au Liban, son vrombissement fait désormais partie du paysage sonore. Lara resserre son chignon, ajuste son brassard vert frappé du slogan Mental Health for All et vérifie une dernière fois la liste des rendez-vous. Dans quelques minutes, le véhicule quittera la capitale pour rejoindre Bar Élias, petite ville à l’est du pays. À son bord, un psychiatre, un chauffeur et elle, coordinatrice médicale d’Embrace, une association créée en 2017, devenue l’un des principaux acteurs de la santé mentale dans le pays. Le bus démarre à toute berzingue, cahotant sur l’asphalte défoncé de la route de Damas qui mène aux plaines de la Békaa. À l’intérieur, l’espace...
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