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Dernières Infos - Turquie

Une loi sur l'avenir des combattants kurdes soumise aux députés


Un drapeau turc. Photo AFP

Un projet de loi sur l'avenir des combattants de la guérilla kurde du PKK, qui a annoncé sa dissolution en mai 2025 après plus de quatre décennies de lutte armée, devrait être soumis mercredi au parlement turc. Ce texte, présenté mardi aux députés, mais qui n'a pas été rendu public, devrait inclure un mécanisme ouvrant le retour des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à la vie civile en Turquie, selon la presse locale.

En revanche, il ne trancherait pas le sort de son fondateur et leader historique, Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 1999. Préparé par le parti au pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan, l'AKP, le texte s'intitule « Renforcement de la solidarité nationale et de l'intégration sociale », selon le directeur des communications de la présidence turque, Burhanettin Duran.

« L'ouverture à la signature du projet de loi sur le renforcement de la solidarité nationale et de l'intégration sociale devant la Grande Assemblée nationale turque constitue une étape historique vers une Turquie sans terrorisme », a salué mardi M. Duran sur le réseau social X.

Les députés qui souhaitent s'y associer ont jusqu'à mardi soir pour le faire, ont rapporté les médias. Figure tutélaire et toujours respectée du PKK, Abdulah Ocalan a exprimé sa confiance dans le processus. Dans un message transmis par le parti pro-kurde DEM en début de semaine, le leader kurde, âgé de 77 ans a estimé que la Turquie se trouve « au début d'un processus de démocratisation au moins aussi important que la fondation de la République » en 1923. « Il est maintenant nécessaire de travailler avec le même sérieux à l'édification d'une république démocratique », a-t-il ajouté.

Selon les médias locaux, les combattants qui n'ont pas été impliqués dans le meurtre de soldats ou de civils pourraient bénéficier d'une liberté conditionnelle pendant cinq à dix ans, en fonction des faits qui leur sont reprochés, ce qui pourrait signifier une amnistie de fait.

Le projet de loi doit être examiné par la commission de la justice du parlement, avant d'être soumis au vote des députés. Selon une procédure accélérée, l'ensemble serait bouclé dès le week-end ou en début de semaine prochaine. « Cette loi marque le début d'une ère nouvelle, où la politique remplacera les armes, le droit viendra après le conflit (...) Faisons ensemble ce premier pas. L'occasion ne se représentera pas, nous ne devons pas la laisser passer », a défendu le co-président du DEM, Tuncer Bakirhan.

Le processus de paix a été entamé en octobre 2024 à l'initiative du leader du parti nationaliste MHP, Devlet Bahçeli, allié du gouvernement turc, pour mettre un terme aux années de violences entre le PKK et l'armée turque, qui ont fait au moins 50.000 morts. Le PKK a annoncé sa dissolution en mai 2025 à l'appel d'Abdullah Ocalan, encarcéré depuis 27 ans sur l'île-prison d'Imrali au large d'Istanbul. Depuis le début du processus de paix, le sort de M. Ocalan n'a pas été tranché, ni modifié.

Un projet de loi sur l'avenir des combattants de la guérilla kurde du PKK, qui a annoncé sa dissolution en mai 2025 après plus de quatre décennies de lutte armée, devrait être soumis mercredi au parlement turc. Ce texte, présenté mardi aux députés, mais qui n'a pas été rendu public, devrait inclure un mécanisme ouvrant le retour des combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à la vie civile en Turquie, selon la presse locale.En revanche, il ne trancherait pas le sort de son fondateur et leader historique, Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 1999. Préparé par le parti au pouvoir du président Recep Tayyip Erdogan, l'AKP, le texte s'intitule « Renforcement de la solidarité nationale et de l'intégration sociale », selon le directeur des communications de la présidence turque,...