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Dernières Infos - guerre au moyen-orient

L'Iran devrait bientôt recevoir des systèmes chinois de missiles sol-air portables

Téhéran aurait secrètement acheté entre 60 et 70 millions de dollars de défenses antiaériennes auprès d'une entreprise chinoise.

L'Iran devrait bientôt recevoir des systèmes chinois de missiles sol-air portables

Cette capture d'écran, extraite d'une vidéo diffusée le 20 juillet 2026 par Sepah News, organe de presse des gardiens de la révolution iraniens, montre le lancement d'un missile depuis un lieu tenu secret vers des cibles américaines dans le Golfe. Photo Sepah news/ via AFP

L’Iran devrait recevoir dans les prochaines semaines une première livraison de près de 400 lance-missiles antiaériens portables de fabrication chinoise, ont indiqué à Reuters trois sources au fait du dossier.

Téhéran, qui cherche à reconstituer ses défenses antiaériennes après cinq mois de guerre contre les États-Unis, aurait acheté pour une somme estimée entre 60 et 70 millions de dollars toute une série de systèmes portables à courte portée. Cet achat serait l’un des plus importants efforts consentis par l’Iran pour renforcer son arsenal depuis le début du conflit, lancé le 28 février par l'attaque conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a mis en évidence les difficultés iraniennes à protéger ses installations militaires et ses infrastructures stratégiques.

Le contrat porterait sur l’acquisition de 300 à 400 systèmes de défense antiaérienne, ou MANPADS, comprenant notamment des missiles chinois QW-12 et FN-16. Selon les sources interrogées par Reuters, l’accord a été signé avec Zhongqing Baoshang International Investment, une société basée à Hong Kong qui aurait servi d’intermédiaire entre la partie iranienne et le fournisseur chinois.

Les systèmes QW-12 et FN-16 sont des missiles sol-air portables guidés par infrarouge, conçus pour viser des avions volant à basse altitude, des hélicoptères et des drones. Leur mobilité permet de les disperser rapidement autour de sites militaires, d’infrastructures énergétiques ou d’autres installations sensibles, ce qui les rend moins vulnérables que des batteries fixes.

Les sources se sont exprimées sous couvert d’anonymat en raison de la sensibilité du dossier. Le ministère iranien des Affaires étrangères n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire. Pékin a pour sa part rejeté ces informations, les qualifiant de « totalement infondées ». Le ministère chinois de la Défense a déclaré ne pas avoir connaissance de cette affaire.

Réagissant aux informations de Reuters, le président américain a estimé qu’une telle livraison chinoise à l’Iran serait surprenante, affirmant que Xi Jinping lui avait assuré que Pékin ne s’engagerait pas dans la guerre aux côtés de Téhéran.

La livraison de plusieurs centaines de systèmes portables renforcerait sensiblement les capacités iraniennes de défense antiaérienne à courte portée et illustrerait l’approfondissement des relations militaires entre l’Iran et la Chine. Les sources ont toutefois précisé que, malgré la signature de l’accord, le calendrier des livraisons, les quantités et d’autres modalités pouvaient encore évoluer.

Selon le plan envisagé, les premières livraisons seraient acheminées par avion depuis Urumqi, dans l’ouest de la Chine, avant de transiter par le Pakistan vers l’Iran. Les sources n’ont pas précisé si cette dernière partie du trajet se ferait par voie aérienne ou terrestre. L’armée pakistanaise a démenti toute implication, jugeant ces affirmations « entièrement inventées et fausses ».

Deux sources occidentales du renseignement et un responsable iranien ont également indiqué que Téhéran avait étudié des itinéraires terrestres afin d’acheminer plus discrètement des équipements militaires chinois et des composants à double usage. Reuters avait déjà rapporté que l’Iran était proche de conclure un accord distinct avec la Chine pour acquérir des missiles de croisière antinavires, sans pouvoir déterminer si cet accord avait abouti.Téhéran aurait secrètement acheté entre 60 et 70 millions de dollars de défenses antiaériennes auprès d'une entreprise chinoise.

L’Iran devrait recevoir dans les prochaines semaines une première livraison de près de 400 lance-missiles antiaériens portables de fabrication chinoise, ont indiqué à Reuters trois sources au fait du dossier.Téhéran, qui cherche à reconstituer ses défenses antiaériennes après cinq mois de guerre contre les États-Unis, aurait acheté pour une somme estimée entre 60 et 70 millions de dollars toute une série de systèmes portables à courte portée. Cet achat serait l’un des plus importants efforts consentis par l’Iran pour renforcer son arsenal depuis le début du conflit, lancé le 28 février par l'attaque conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui a mis en évidence les difficultés iraniennes à protéger ses installations militaires et ses infrastructures stratégiques.Le contrat...