La ministre philippine des Affaires étrangères, Theresa Lazaro (à droite), et la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (Asean), à Pasay, dans le Grand Manille, le 24 juillet 2026. Photo Ezra ACAYAN / Pool / AFP
La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a vivement condamné mardi l'agression mi-juillet de deux diplomates français en Iran, appelant à traduire ses auteurs en justice.
Le 20 juillet, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait dénoncé « une action d'intimidation extrêmement grave de la part des services de sécurité iraniens » à l'encontre de deux diplomates, dont l'un avait été « molesté ». D'après le ministre français, les diplomates avaient été « détenus sans raison pendant plusieurs heures » et « interrogés », en raison de leur mission de soutien à la société civile iranienne. Autant d'actes que Bruxelles a condamné « sans équivoque ».
D'après la cheffe de la diplomatie de l'UE, ils constituent une « violation flagrante de la Convention de Vienne » sur les relations diplomatiques. « L'Union européenne exprime sa solidarité avec la France et appelle l'Iran à traduire les auteurs de cette agression en justice et à respecter pleinement ses engagements internationaux », a-t-elle souligné dans un communiqué.
Les autorités iraniennes ont démenti l'agression, affirmant que les diplomates n'avaient été que « brièvement interrogés » par les services de sécurité, après avoir participé à une « réunion avec plusieurs personnes recherchées par les autorités ».
L'ambassadeur français en Iran, Pierre Cochard, a depuis été convoqué par le ministère des Affaires étrangères à Téhéran pour « ingérence ». Le chargé d'affaires iranien en France avait lui été convoqué au Quai d'Orsay mardi dernier.


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