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Monde - Éclairage

En Turquie, la scission du parti kémaliste rebat les cartes de l’opposition turque

Fragilisé par les offensives judiciaires du pouvoir, Özgür Özel lance son propre parti, actant l’éclatement de la plus vieille formation politique du pays. Une rupture qui pourrait profiter au président Erdogan.

En Turquie, la scission du parti kémaliste rebat les cartes de l’opposition turque

Özgür Özel (au centre), chef du Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition turc, est assis à côté de la chaise vide préparée pour le maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, emprisonné, lors d’un congrès extraordinaire du parti, à Ankara, le 6 avril 2025. ADEM ALTAN / AFP

La débâcle du premier parti d’opposition turc s’est jouée en plusieurs actes au cours de l’année. Ces derniers jours marquent peut-être son effondrement définitif. Mardi, l’ancien président du Parti républicain du peuple (CHP), Özgür Özel, a annoncé devant le Parlement son intention de fonder une nouvelle formation politique. Selon lui, celle-ci deviendrait « de loin » la première force d’opposition dans un pays dirigé depuis plus de deux décennies par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan.« Je prends aujourd’hui la parole avec un état d’esprit différent, avec la tristesse d’un adieu. Nous sommes à un tournant historique », a déclaré, solennel, l’opposant de 51 ans. Élu à la tête du CHP en 2023, il a été évincé de ses fonctions en mai à la suite d’une décision de justice controversée. Fondé...
La débâcle du premier parti d’opposition turc s’est jouée en plusieurs actes au cours de l’année. Ces derniers jours marquent peut-être son effondrement définitif. Mardi, l’ancien président du Parti républicain du peuple (CHP), Özgür Özel, a annoncé devant le Parlement son intention de fonder une nouvelle formation politique. Selon lui, celle-ci deviendrait « de loin » la première force d’opposition dans un pays dirigé depuis plus de deux décennies par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Recep Tayyip Erdogan.« Je prends aujourd’hui la parole avec un état d’esprit différent, avec la tristesse d’un adieu. Nous sommes à un tournant historique », a déclaré, solennel, l’opposant de 51 ans. Élu à la tête du CHP en 2023, il a été évincé de ses fonctions en mai à la...
commentaires (1)

on peut se demander quel genre d'opposition représentait le Chp, par nature incapable de porter un regard critique sur le kémalisme, qui a toujours répondu présent quand il s'agissait de soutenir le nationalisme turc. Et on a de fortes chances de craindre que le nouveau et l'ancien parti continueront à se disputer le cadavre du Père, totalement à coté de la plaque lorsqu'il s'il s'agirait de développer une stratégie politique à la mesure de l'époque.

Baboukhian Sylvie

18 h 41, le 24 juillet 2026

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Commentaires (1)

  • on peut se demander quel genre d'opposition représentait le Chp, par nature incapable de porter un regard critique sur le kémalisme, qui a toujours répondu présent quand il s'agissait de soutenir le nationalisme turc. Et on a de fortes chances de craindre que le nouveau et l'ancien parti continueront à se disputer le cadavre du Père, totalement à coté de la plaque lorsqu'il s'il s'agirait de développer une stratégie politique à la mesure de l'époque.

    Baboukhian Sylvie

    18 h 41, le 24 juillet 2026

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