Un Palestinien blessé est transporté sur une civière à l'hôpital Al-Awda à la suite d'une frappe israélienne qui aurait visé le camp de réfugiés de Nuseirat, dans le centre de Gaza, le 17 juillet 2026. Photo EYAD BABA / AFP
Huit personnes ont été tuées vendredi par une frappe israélienne près d'un marché dans un camp de déplacés de la bande de Gaza, selon la Défense civile palestinienne, l'armée israélienne faisant état de son côté d'une attaque contre « une cellule terroriste ».
Les faits se sont produits dans le camp de réfugiés de Nuseirat dans le centre de la bande de Gaza « pendant la procession funéraire » d'un homme tué dans une autre attaque israélienne vendredi, a déclaré à l'AFP Mahmoud Bassal, porte-parole de l'agence de la défense civile, qui opère comme service de secours sous l'autorité du Hamas.
L'hôpital Al-Awda, dans le secteur, a confirmé avoir reçu huit corps et 22 blessés.
De son côté l'armée israélienne a indiqué avoir « frappé une cellule terroriste de l'organisation terroriste du Jihad islamique dans le centre de la bande de Gaza ».
Les forces israéliennes « sont au courant des allégations selon lesquelles plusieurs personnes non impliquées ont été touchées à la suite de cette frappe. Les résultats de la frappe sont en cours d'examen », a ajouté l'armée.
La défense civile palestinienne et des hôpitaux ont également fait état de la mort de cinq autres personnes, dont deux femmes, dans d'autres frappes israéliennes vendredi. Parmi ces victimes figure l'homme dont les funérailles étaient organisées au moment de la frappe qui a fait huit morts.
Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris le pouvoir par la force dans la bande de Gaza en 2007, après avoir remporté les élections législatives de 2006.
Le 6 juillet, il a dissous son administration civile à Gaza mais y reste la force dominante, notamment du fait de sa branche armée.
Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté par la guerre.
Avant les frappes de vendredi, au moins 1.127 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre 2025, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.
Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.
Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


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