La police anti-émeute libanaise assure la sécurité d'une banque à Beyrouth, le 28 avril 2020 en pleine crise au Liban. Photo Patrick Baz / AFP via Getty Images
Dans son dernier ouvrage, l'ancien n° 2 du dernier cabinet Mikati pointe les failles d’un système politique qui rend toute réforme structurelle difficile.
L'OLJ / Propos recueillis par Mounir YOUNÈS, le 15 juillet 2026 à 11h20
La police anti-émeute libanaise assure la sécurité d'une banque à Beyrouth, le 28 avril 2020 en pleine crise au Liban. Photo Patrick Baz / AFP via Getty Images
Tout cela est limpide monsieur chaami, mais lorsque vous dites "Les forces qui s’étaient opposées au SLA ", pourriez-vous avoir l'obligeance de nous renseigner plus précisément sur leur nature... Gravitation ? Magnétique ? Électrique ?
La loi Libanaise est pourtant claire. En cas de cessation de paiement d'une banque, les biens de la banque sont saisis, mais aussi les biens personnels des membres des conseils d'administration, pour faire face a la defaillance. Les deposants n'ont confie leur epargne ni a l'etat, ni a la BDL. Ils l'ont confie aux banques. Que celles-ci assument la responsabilite qui decoule de leurs politiques d'investissement. Que les banquiers assument egalement la "fuite" des capitaux des politichiens vereux et des banquiers cupides pendant la crise.
Le lobby bancaire est bien le plus influent chez nous, car il inclut des commerçants et des gouvernants. La situation actuelle convient à ces gens là, et ils ne sont pas pressés de trouver une solution. Les banquiers ont leur fric à l’étranger et bloquent toujours le nôtre, les commerçants ont pofité de la politique de soutien pour accroître leur fortunes, et en plus régler leurs dettes en LL à un taux ridicule. Quant aux politiciens véreux, ils sont commerçants, banquiers ou , à défaut, totalement acquis à leur cause. En deux mots on retiendra du livre qu’ils sont tous voleurs.
M. Chami aurait dû commencer par le commencement: un audit global afin de quantifier les sommes, de comprendre ce qui s’est passé et d’identifier les responsables chiffres en main. Ni le secteur bancaire ni la classe des opportunistes politiciens ne vont jamais accepter d’assumer sauf confrontés aux preuves et aux chiffres.
M. Chami essaye de justifier son échec en rejetant la responsabilité sur les banques. Trop facile. Son échec est dû au fait que sa logique butte sur la réalité: l’état a pompé l’argent des déposants via la BDL pour financer les délires des ex-chefs des milices de la guerre et le soutien au gouvernement Assad. Donc c’est à l’Etat de régler la facture et rembourser la BDL et les banques. Le FMI veut nettoyer magiquement les comptes de l’Etat pour le plomber avec encore plus de dettes. Nous ne sommes pas des idiots M. Chami.
Tout cela est limpide monsieur chaami, mais lorsque vous dites "Les forces qui s’étaient opposées au SLA ", pourriez-vous avoir l'obligeance de nous renseigner plus précisément sur leur nature... Gravitation ? Magnétique ? Électrique ?
01 h 19, le 17 juillet 2026