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Économie - Entretien

Saadé Chami : les banques constituent le groupe de pression le plus puissant au Liban

Dans son dernier ouvrage, l'ancien n° 2 du dernier cabinet Mikati pointe les failles d’un système politique qui rend toute réforme structurelle difficile.

Saadé Chami : les banques constituent le groupe de pression le plus puissant au Liban

La police anti-émeute libanaise assure la sécurité d'une banque à Beyrouth, le 28 avril 2020 en pleine crise au Liban. Photo Patrick Baz / AFP via Getty Images

Vice-Premier ministre dans le gouvernement de Najib Mikati entre 2021 et 2025, Saadé Chami revient, dans son ouvrage (Bound by Design : Public Service in a Broken System), sur son rôle dans les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), les blocages qui ont entravé les réformes et les conditions nécessaires, selon lui, pour restaurer la confiance.Pourquoi avoir écrit ce livre ? Au départ, je n’étais pas convaincu de l’utilité d’écrire des mémoires sur mon passage au gouvernement. Avec le temps, j’ai compris que les expériences vécues au service de l’État ne doivent pas rester de simples souvenirs personnels. Elles appartiennent à la mémoire collective, car elles permettent de comprendre pourquoi les institutions fonctionnent – ou cessent de fonctionner –, comment les décisions sont prises et pourquoi les réformes...
Vice-Premier ministre dans le gouvernement de Najib Mikati entre 2021 et 2025, Saadé Chami revient, dans son ouvrage (Bound by Design : Public Service in a Broken System), sur son rôle dans les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), les blocages qui ont entravé les réformes et les conditions nécessaires, selon lui, pour restaurer la confiance.Pourquoi avoir écrit ce livre ? Au départ, je n’étais pas convaincu de l’utilité d’écrire des mémoires sur mon passage au gouvernement. Avec le temps, j’ai compris que les expériences vécues au service de l’État ne doivent pas rester de simples souvenirs personnels. Elles appartiennent à la mémoire collective, car elles permettent de comprendre pourquoi les institutions fonctionnent – ou cessent de fonctionner –, comment les décisions sont prises...
commentaires (5)

Tout cela est limpide monsieur chaami, mais lorsque vous dites "Les forces qui s’étaient opposées au SLA ", pourriez-vous avoir l'obligeance de nous renseigner plus précisément sur leur nature... Gravitation ? Magnétique ? Électrique ?

Ca va mieux en le disant

01 h 19, le 17 juillet 2026

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Commentaires (5)

  • Tout cela est limpide monsieur chaami, mais lorsque vous dites "Les forces qui s’étaient opposées au SLA ", pourriez-vous avoir l'obligeance de nous renseigner plus précisément sur leur nature... Gravitation ? Magnétique ? Électrique ?

    Ca va mieux en le disant

    01 h 19, le 17 juillet 2026

  • La loi Libanaise est pourtant claire. En cas de cessation de paiement d'une banque, les biens de la banque sont saisis, mais aussi les biens personnels des membres des conseils d'administration, pour faire face a la defaillance. Les deposants n'ont confie leur epargne ni a l'etat, ni a la BDL. Ils l'ont confie aux banques. Que celles-ci assument la responsabilite qui decoule de leurs politiques d'investissement. Que les banquiers assument egalement la "fuite" des capitaux des politichiens vereux et des banquiers cupides pendant la crise.

    Michel Trad

    09 h 28, le 16 juillet 2026

  • Le lobby bancaire est bien le plus influent chez nous, car il inclut des commerçants et des gouvernants. La situation actuelle convient à ces gens là, et ils ne sont pas pressés de trouver une solution. Les banquiers ont leur fric à l’étranger et bloquent toujours le nôtre, les commerçants ont pofité de la politique de soutien pour accroître leur fortunes, et en plus régler leurs dettes en LL à un taux ridicule. Quant aux politiciens véreux, ils sont commerçants, banquiers ou , à défaut, totalement acquis à leur cause. En deux mots on retiendra du livre qu’ils sont tous voleurs.

    NG

    08 h 41, le 16 juillet 2026

  • M. Chami aurait dû commencer par le commencement: un audit global afin de quantifier les sommes, de comprendre ce qui s’est passé et d’identifier les responsables chiffres en main. Ni le secteur bancaire ni la classe des opportunistes politiciens ne vont jamais accepter d’assumer sauf confrontés aux preuves et aux chiffres.

    Une citoyenne libanaise

    07 h 55, le 16 juillet 2026

  • M. Chami essaye de justifier son échec en rejetant la responsabilité sur les banques. Trop facile. Son échec est dû au fait que sa logique butte sur la réalité: l’état a pompé l’argent des déposants via la BDL pour financer les délires des ex-chefs des milices de la guerre et le soutien au gouvernement Assad. Donc c’est à l’Etat de régler la facture et rembourser la BDL et les banques. Le FMI veut nettoyer magiquement les comptes de l’Etat pour le plomber avec encore plus de dettes. Nous ne sommes pas des idiots M. Chami.

    Mago1

    18 h 44, le 15 juillet 2026

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