Un avion sur le tarmac de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB). Photo d'illustration Philippe Hage Boutros / L'Orient-Le Jour
L'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) a indiqué mercredi que les compagnies aériennes ne devraient pas survoler les espaces aériens de l'Iran, de l'Irak et du Liban jusqu'au 31 août, en raison des tensions persistantes et du risque de nouvelles actions militaires. Une annonce faite peu avant que le président américain, Donald Trump, déclare depuis Ankara que le protocole d'accord avec l'Iran était « terminé. »
Dans son bulletin, l'agence a également précisé avoir retiré son précédent avis, qui recommandait aussi aux compagnies de faire preuve de prudence lors de leurs opérations dans les espaces aériens de Bahreïn, du Koweït, d'Israël, de la Jordanie, du Qatar, d'Oman, des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite. Il n'était pas encore clair si un nouvel avis serait publié pour ces pays.
L'EASA a estimé que la mise en œuvre du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran demeurait fragile et expliqué que sa décision reposait sur « le niveau élevé et persistant des tensions, ainsi que sur le risque de nouvelles actions militaires ». Si la trêve actuelle venait à s'effondrer, l'espace aérien iranien serait probablement exposé à des « menaces imminentes », a ajouté l'agence européenne.

