Le docteur palestinien Houssam Abou Safiya apparaît par liaison vidéo lors d’une audience à la Cour suprême israélienne à Jérusalem, le 10 juin 2026. Photo Reuters
Un organe des droits de l’homme de l’ONU a qualifié lundi la détention par Israël du médecin gazaoui Houssam Abou Safiya d’arbitraire et a réclamé sa libération immédiate, tandis que des organisations de défense des droits humains et son avocat alertent sur un danger imminent pour sa vie.
Dans ses conclusions, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire estime que les agissements d’Israël contreviennent à plusieurs articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme ainsi qu’au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
« La solution appropriée serait de libérer M. Abou Safiya immédiatement et de lui accorder un droit exécutoire à une indemnisation et à d’autres réparations, conformément au droit international », indique-t-il. L’instance fait également part de préoccupations plus larges, estimant que cette affaire, parmi d’autres dont elle a été saisie, « pourrait indiquer une pratique généralisée ou systématique de détention arbitraire dans le pays ».
Plus tôt dans la journée de lundi, l’avocat du médecin a affirmé que sa santé était gravement menacée et qu’il était victime de violences brutales au quotidien, ce qui a suscité des appels à sa libération de la part d’organisations de défense des droits humains. Le Service pénitentiaire israélien n’a pas répondu à une demande de commentaire. Par le passé, il avait rejeté les allégations selon lesquelles M. Abou Safiya et d’autres médecins auraient été maltraités en détention.
La Cour suprême israélienne a, par le passé, refusé de se prononcer sur les recours demandant sa libération.
Cet article est une traduction d'une information diffusée par Reuters en anglais.

