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Lifestyle - Rencontre

Dans une course contre la montre, Jamal Moubayed refuse de laisser les vieilles horloges mourir

Dans un coin du souk de Tripoli, où le temps semble prendre son temps, l’horloger a passé sa vie à réparer bien plus que de simples mécanismes de montres : il restaure la mémoire, la patience et le fragile rythme du temps lui-même.

Dans une course contre la montre, Jamal Moubayed refuse de laisser les vieilles horloges mourir

Jamal Moubayed, dans le silence de son atelier, répare des montres. Photo Rayanne Tawil/L’Orient-Le Jour

Même au milieu du chaos du souk, on peut presque entendre les secondes s’écouler, dans un inlassable tic-tac ti-tac qui attire le passant vers une boutique exiguë en bois, où les cadrans des montres s’empilent les uns sur les autres et où de minuscules pièces métalliques se rouillent sur un banc usé. Dans ce désordre ordonné, un homme est assis sur la même chaise qu’il occupe depuis 40 ans, à faire ce qu’il aime le plus : réparer le temps. Dehors, dans les ruelles étroites de Tripoli , les bruits des voitures et des motos qui passent, les voix des marchands qui interpellent les passants, les volets métalliques qui grincent, décrivent une ville animée. Et pourtant, à l’intérieur de sa boutique, le temps s’écoule différemment. Il ralentit. Il respire, en attente d’être réparé.« Je m’appelle Jamal Yasir Moubayed, nous précise-t-il. J’ai 61...
Même au milieu du chaos du souk, on peut presque entendre les secondes s’écouler, dans un inlassable tic-tac ti-tac qui attire le passant vers une boutique exiguë en bois, où les cadrans des montres s’empilent les uns sur les autres et où de minuscules pièces métalliques se rouillent sur un banc usé. Dans ce désordre ordonné, un homme est assis sur la même chaise qu’il occupe depuis 40 ans, à faire ce qu’il aime le plus : réparer le temps. Dehors, dans les ruelles étroites de Tripoli , les bruits des voitures et des motos qui passent, les voix des marchands qui interpellent les passants, les volets métalliques qui grincent, décrivent une ville animée. Et pourtant, à l’intérieur de sa boutique, le temps s’écoule différemment. Il ralentit. Il respire, en attente d’être réparé.« Je m’appelle Jamal...
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