Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Rencontre

Dans une course contre la montre, Jamal Moubayed refuse de laisser les vieilles horloges mourir

Dans un coin du souk de Tripoli, où le temps semble prendre son temps, l’horloger a passé sa vie à réparer bien plus que de simples mécanismes de montres : il restaure la mémoire, la patience et le fragile rythme du temps lui-même.

Dans une course contre la montre, Jamal Moubayed refuse de laisser les vieilles horloges mourir

Jamal Moubayed, un des derniers réparateurs d'horloges, dans son atelier à Tripoli, en juin 2026. Photo Rayanne Tawil/ L'Orient-Le Jour

Même au milieu du chaos du souk, on peut presque entendre les secondes s’écouler, dans un inlassable tic-tac ti-tac qui attire le passant vers une boutique exiguë en bois, où les cadrans des montres s’empilent les uns sur les autres et où de minuscules pièces métalliques se rouillent sur un banc usé. Dans ce désordre ordonné, un homme est assis sur la même chaise qu’il occupe depuis 40 ans, à faire ce qu’il aime le plus : réparer le temps. Dehors, dans les ruelles étroites de Tripoli , les bruits des voitures et des motos qui passent, les voix des marchands qui interpellent les passants, les volets métalliques qui grincent, décrivent une ville animée. Et pourtant, à l’intérieur de sa boutique, le temps s’écoule différemment. Il ralentit. Il respire, en attente d’être réparé.« Je m’appelle Jamal Yasir Moubayed, nous précise-t-il. J’ai 61...
Même au milieu du chaos du souk, on peut presque entendre les secondes s’écouler, dans un inlassable tic-tac ti-tac qui attire le passant vers une boutique exiguë en bois, où les cadrans des montres s’empilent les uns sur les autres et où de minuscules pièces métalliques se rouillent sur un banc usé. Dans ce désordre ordonné, un homme est assis sur la même chaise qu’il occupe depuis 40 ans, à faire ce qu’il aime le plus : réparer le temps. Dehors, dans les ruelles étroites de Tripoli , les bruits des voitures et des motos qui passent, les voix des marchands qui interpellent les passants, les volets métalliques qui grincent, décrivent une ville animée. Et pourtant, à l’intérieur de sa boutique, le temps s’écoule différemment. Il ralentit. Il respire, en attente d’être réparé.« Je m’appelle Jamal...
commentaires (3)

Magnifique article ! « Un homme est assis sur la même chaise qu’il occupe depuis 40 ans, à faire ce qu’il aime le plus : réparer le temps. » Réparer le temps ! Au delà de réparer les horloges, réparer le temps c’est tout un programme philosophique… Et bravo à cet horloger libanais pour son amour du métier et des objets de la mesure du temps. « Du bout de ses doigts fins, il l’ouvre, touche son cœur… » C’est notre coeur qu’il touche. Merci à lui et merci au journaliste de nous faire découvrir de tels artistes-artisants, je suis moi-même un horloger de Suisse.

Bouille Philippe

14 h 47, le 17 juillet 2026

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (3)

  • Magnifique article ! « Un homme est assis sur la même chaise qu’il occupe depuis 40 ans, à faire ce qu’il aime le plus : réparer le temps. » Réparer le temps ! Au delà de réparer les horloges, réparer le temps c’est tout un programme philosophique… Et bravo à cet horloger libanais pour son amour du métier et des objets de la mesure du temps. « Du bout de ses doigts fins, il l’ouvre, touche son cœur… » C’est notre coeur qu’il touche. Merci à lui et merci au journaliste de nous faire découvrir de tels artistes-artisants, je suis moi-même un horloger de Suisse.

    Bouille Philippe

    14 h 47, le 17 juillet 2026

  • Bravo aux artisans d'art de Tripoli et d'ailleurs.

    Avette

    11 h 41, le 03 juillet 2026

  • J adore.

    Marie Claude

    07 h 55, le 03 juillet 2026

Retour en haut