Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une cérémonie au cimetière militaire du Mont Herzl, à Jérusalem, le 21 avril 2026. Photo Ilia YEFIMOVICH / POOL / AFP
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué samedi l’accord-cadre conclu la veille avec le Liban sous l’égide des États-Unis, y voyant un « coup porté » à l'Iran et au Hezbollah.
« Nous avons conclu un accord historique pour l’État d’Israël, à l’issue de négociations directes » avec le Liban, a déclaré M. Netanyahu lors d’un point de presse télévisé. « C'est un coup porté à l’Iran et au Hezbollah », a-t-il ajouté, qui « renforce Israël et le Liban », dont il a salué le « courage du gouvernement ». Le texte signé vendredi soir a « le potentiel de se transformer en acord de paix », a-t-il affirmé. Selon lui, l'armée israélienne « a détruit environ 90 % des stocks de roquettes et de missiles du Hezbollah, tué le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ainsi que les commandants de l'unité al-Radwan, et éliminé plus de 9 000 combattants du Hezbollah depuis le début de la guerre, dont plus de 200 au cours des deux dernières semaines ». Mais il faut encore, a-t-il argué « s'attaquer aux capacités du Hezbollah en matière de drones », alors que ces appareils, équipés de caméras embarquées et relié à leur opérateur par un cable à fibre optique les rendant plus difficiles à intercepter, ont tué plusieurs dizaines de soldats israéliens depuis le 2 mars. Le Premier ministre israélien a dans ce cadre affirmé que l'armée avait encore « beaucoup de choses à accomplir » dans les territoires libanais occupés, indiquant que les troupes ne se retireraient pas de la région du Beaufort, dans le sud de Nabatiyé.
Concernant les négociations entre l'Iran et les États-Unis, qui ont été lancées le week-end dernier et doivent durer 60 jours, M. Netanyahu a indiqué qu'il prévoyait d'envoyer une délégation à Washington pour faire valoir la position d'Israël, notamment sur les questions relatives au programme nucléaire iranien. « Nous n'étions pas parties à cet accord, a-t-il déclaré, mais nous avons des intérêts et nous les ferons valoir. »

