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Soutien à l’armée et après-Finul : Macron s’entretient avec Aoun, Salam et Berry


Soutien à l’armée et après-Finul : Macron s’entretient avec Aoun, Salam et Berry

Le président français Emmanuel Macron rencontre le président libanais Joseph Aoun à Nicosie, à Chypre, le 24 avril 2026, en marge d’un sommet européen. Photo d’archives NICOLAS TUCAT / Reuters

Le président français a contacté mardi son homologue libanais, Joseph Aoun, mais aussi le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berry. Ces entretiens interviennent dans le sillage des négociations américano-iraniennes tenues en Suisse et des conclusions du dernier sommet du G7 en France.

Selon le communiqué de la présidence libanaise, Emmanuel Macron a notamment indiqué qu’il « mènerait des consultations avec plusieurs pays afin de déterminer leur position sur l’initiative » consistant à déployer une force armée internationale au Liban-Sud après le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le retrait doit commencer au début de l’année 2027. Cette position a été soutenue par certains pays de l’Union européenne, dont la France, l’Italie et l’Espagne. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait affirmé le 19 juin sur Franceinfo que Paris est prêt à maintenir des soldats au Liban après le départ de la Finul, en concertation avec les autorités locales.

Les deux chef d'Etat ont également évoqué les relations libano-syriennes et la coordination entre les deux pays. À cette occasion, Joseph Aoun a salué les déclarations du président syrien Ahmad el-Chareh lors de sa récente interview télévisée dimanche sur la chaîne al-Mashhad.Le président syrien avait affirmé démentir toute volonté d’intervenir militairement au Liban et avait même évoqué la possibilité de dialoguer avec le Hezbollah « si cela sert les intérêts du Liban et préserve ceux de la Syrie ». Joseph Aoun et Emmanuel Macron se sont enfin entendus pour « maintenir un contact régulier afin de suivre l’évolution de la situation et les efforts en cours pour consolider le cessez-le-feu au Liban et renforcer l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire ».

L'accord de 2024 pour Berry

Le président français a également contacté le Premier ministre Nawaf Salam pour évoquer les suites de leur rencontre à Paris. Il a aussi abordé les négociations entre l’Iran et les États-Unis ainsi que leurs répercussions sur la région et le Liban, selon un communiqué publié sur le compte X de l’Élysée. Des discussions ont également porté sur la nécessité de réunir les conditions appropriées pour l’organisation des conférences de soutien à l’armée et aux forces de sécurité, ainsi que sur la reconstruction, un sujet déjà évoqué à Paris la semaine dernière.

Enfin, le président du Parlement Nabih Berry a lui aussi reçu un appel du président français. Selon l'Agence nationale d'information, M. Macron a souligné « la place du Liban et l’importance accordée à sa stabilité et à sa souveraineté, ainsi que la disposition de la France et des pays amis à le soutenir afin de dépasser la phase délicate qu’il traverse, que ce soit à travers des conférences internationales pour soutenir l’armée libanaise ou la reconstruction ».

M. Berry a remercié « le président français, la France et leur soutien constant au Liban », soulignant « l’importance de consolider le cessez-le-feu et d'obtenir le retrait d’Israël des territoires qu’il occupe jusqu’aux frontières internationales, ainsi que le déploiement de l’armée libanaise et le retour des habitants dans leurs villes et villages, en prélude au lancement du chantier de la reconstruction ». Il a aussi souligné que « l’accord de novembre 2024 est une opportunité déjà existante, notamment dans ce qu’il comprend comme mécanisme pour consolider le cessez-le-feu et la vérification de toute violation ou menace, s’il est adopté dans les négociations en cours en Suisse ».

Sur son compte X, le président Macron a indiqué avoir rappelé aux trois responsables libanais « l’engagement de la France en faveur de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Liban ». « La mise en place d’un cessez-le-feu robuste, qui doit être respecté par tous, doit permettre d’engager un processus simultané de retrait israélien du territoire libanais et de redéploiement des forces armées libanaises, afin de garantir l’exercice par l’État du monopole des armes, a-t-il ajouté. La France est prête à accompagner concrètement ce processus et à mobiliser la communauté internationale dans les prochaines semaines, aux côtés du gouvernement libanais, pour soutenir les forces armées libanaises et répondre aux besoins des populations déplacées ».

L’ambassadeur français au Liban, Hervé Magro, s’est lui entretenu mardi avec le commandant en chef de l’armée, Rodolphe Haykal, pour l'assurer du maintien du soutien français à l’armée libanaise.

Le président français a contacté mardi son homologue libanais, Joseph Aoun, mais aussi le Premier ministre Nawaf Salam et le président du Parlement Nabih Berry. Ces entretiens interviennent dans le sillage des négociations américano-iraniennes tenues en Suisse et des conclusions du dernier sommet du G7 en France.Selon le communiqué de la présidence libanaise, Emmanuel Macron a notamment indiqué qu’il « mènerait des consultations avec plusieurs pays afin de déterminer leur position sur l’initiative » consistant à déployer une force armée internationale au Liban-Sud après le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont le retrait doit commencer au début de l’année 2027. Cette position a été soutenue par certains pays de l’Union européenne, dont la France, l’Italie et l’Espagne....