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Culture - Grand Entretien

Hussein Fahmi à « L’OLJ » : Serions-nous vraiment arabes si nous n’étions pas mélancoliques ?

Monstre sacré du cinéma égyptien, celui que la presse occidentale a longtemps surnommé « l'Alain Delon oriental » – aujourd’hui président du Festival du film du Caire – revient en exclusivité pour « L’Orient-Le Jour » sur une existence faite de chefs-d’œuvre fondateurs et d’engagements libéraux.


Hussein Fahmi à « L’OLJ » : Serions-nous vraiment arabes si nous n’étions pas mélancoliques ?

L’acteur Hussein Fahmi, président de l’une des institutions les plus importantes de la cinéphilie arabe. Photo fournie par le Festival du film du Caire

Il arrive, à 86 ans passés, toujours aussi fringant. Sur sa route, des compatriotes admiratifs l’arrêtent en chemin. La pause selfie est ici incontournable, les embrassades de coutume. À l’ombre d’une plage azuréenne où il a reçu un prix d’honneur récompensant l’ensemble de sa fructueuse carrière – remis par le prestigieux Centre arabe du cinéma –, Hussein Fahmi se veut accessible, d’une patience louable avec les quelques badauds l’ayant reconnu sur le bord de la Croisette. Président hyperactif du Festival du film du Caire, il sort ses cartes de visite de son pantalon beige et appelle son agent pour une mise en relation avec les plus curieux. « Business is business », lance-t-il en retirant sa casquette et ses lunettes de soleil, laissant apparaître ses cheveux blanc-neige et ses iris clairs.Légende du septième art depuis son ascension...
Il arrive, à 86 ans passés, toujours aussi fringant. Sur sa route, des compatriotes admiratifs l’arrêtent en chemin. La pause selfie est ici incontournable, les embrassades de coutume. À l’ombre d’une plage azuréenne où il a reçu un prix d’honneur récompensant l’ensemble de sa fructueuse carrière – remis par le prestigieux Centre arabe du cinéma –, Hussein Fahmi se veut accessible, d’une patience louable avec les quelques badauds l’ayant reconnu sur le bord de la Croisette. Président hyperactif du Festival du film du Caire, il sort ses cartes de visite de son pantalon beige et appelle son agent pour une mise en relation avec les plus curieux. « Business is business », lance-t-il en retirant sa casquette et ses lunettes de soleil, laissant apparaître ses cheveux blanc-neige et ses iris clairs.Légende du...
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