Le président français, Emmanuel Macron, serrant la main du Premier ministre libanais, Nawaf Salam, au Forum économique de Davos, le 20 janvier 2026. Photo Ludovic Marin/AFP
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, va rencontrer jeudi à Paris le président français Emmanuel Macron, au lendemain du soutien apporté au Liban par les dirigeants du G7, a-t-on appris mercredi de source gouvernementale libanaise et de source diplomatique. Une rencontre qui interviendra également à la veille de la signature officielle d'un accord entre l'Iran et les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre et qui inclut une cessation des hostilités au Liban, ainsi que quelques jours avant la reprise des négociations bilatérales, lundi prochain, entre Beyrouth et Tel-Aviv à Washington, un processus dont la France est écartée.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G7 réunis jusqu'à mercredi à Evian, en France, dont les Etats-Unis, ont affirmé dans une déclaration commune qu'ils soutenaient, « grâce à un cessez-le-feu solide et immédiat, les efforts déployés par les autorités libanaises pour parvenir au désarmement du Hezbollah et au monopole de l’État sur les armes et pour protéger l’intégrité territoriale et la souveraineté du pays au moyen de garanties de sécurité internationales adaptées ».
En marge du sommet du G7, M. Macron a estimé que « la clé » pour préserver le cessez-le-feu au Liban réside dans le soutien au président Joseph Aoun, au Premier ministre Nawaf Salam, à son gouvernement ainsi qu’à l’armée libanaise. Il a souligné la nécessité de les accompagner afin de leur permettre de mettre en œuvre « ce à quoi ils sont engagés avec beaucoup de courage et de constance », notamment le monopole des armes par l’armée et la restauration de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Emmanuel Macron a également salué l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, estimant qu’il « met fin aux combats partout, du détroit d’Ormuz au Liban ». Il a qualifié cet accord de « bonne chose » et assuré le soutenir pleinement, rappelant que « continuer les combats, c’est la perte de vies humaines, et cette situation est inacceptable ».
Il a insisté sur la nécessité pour toutes les parties de respecter cet accord et de s’abstenir de reprendre les hostilités au Liban, citant « l’Iran, le Hezbollah et Israël ». Selon lui, « l’Iran a une responsabilité importante » et doit veiller à ce que ni lui ni le Hezbollah ne contribuent à détériorer la situation. Israël, a-t-il ajouté, a également la responsabilité de respecter le cessez-le-feu, « puisqu’il le concerne aussi ». « Le président américain Donald Trump a été très clair sur ce point, avec notre plein soutien », a-t-il conclu.
Selon une source diplomatique au G7, Emmanuel Macron et Nawaf Salam vont discuter à Paris de « la mise en oeuvre de ce communiqué du G7 ». Elle a estimé qu'avec cette position, les dirigeants des sept puissances, dont Donald Trump, envoient le message au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu'il « doit arrêter » ses attaques au Liban.
L'armée israélienne continue de bombarder le Liban-Sud et la Békaa malgré le cessez-le-feu normalement inclus dans l'accord entre Téhéran et Washington, et poursuit ses avancées sur plusieurs axes en territoire libanais, notamment en direction des grandes villes de Tyr et Nabatiyé et dans le secteur central de la bande frontalière.



Les dirigeants des sept puissances, dont Donald Trump, envoient le message au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qu'il « doit arrêter » ses attaques au Liban. Si c’est pour les remplacer par des attaques de la Syrie pour soit disant nous sauver, on leur dit NON MERCI, vous avez déjà assez fait. Si ces pays ont vraiment l’intention de nous sauver, ils devraient prêter main forte à notre armée qui serait forcée à montrer un peu de dignité et de patriotisme en allant libérer nos régions de ces traitres qui crient victoire à mesure que notre pays est détruit.
10 h 44, le 18 juin 2026