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Dernières Infos - France/Liban

Aoun à une délégation LFI : Le désarmement du Hezbollah doit également être approché d'une perspective sociale et économique

La délégation de la gauche française est en visite à Beyrouth pour exprimer « sa solidarité » avec le Liban contre les agressions israéliennes.

Le président libanais, Joseph Aoun (3e à g.), recevant une délégation d'élus de La France insoumise composée (de g. à d.) d'Andrée Taurinya, Arnaud Le Gall, Rima Hassan et Manon Aubry, en présence du député Simon Abi Ramia, à Baabda, le 9 juin 2026. Photo X / @LBPresidency

Devant une délégation de La France insoumise (LFI), parti de la gauche radicale française en visite à Beyrouth, le président libanais Joseph Aoun a affirmé que pour préserver la stabilité du Liban, le désarmement du Hezbollah doit être approché de plusieurs perspectives, notamment sociale et économique.

La délégation LFI comprend les eurodéputées Manon Aubry et Rima Hassan et les parlementaires Arnaud Le Gall et Andrée Taurinya. Elle est au Liban pour une semaine, notamment pour rencontrer les forces politiques et assurer de sa « solidarité avec le peuple libanais », avait indiqué en début de journée le parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon.

Devant les élus français, M. Aoun a affirmé que le retrait d’Israël des territoires occupés du Liban-Sud, où une bande de 600 km2 a été décrétée unilatéralement « zone tampon », « permettrait au Liban d’étendre son autorité sur l’ensemble du territoire, de mettre fin aux manifestations armées et de supprimer tout prétexte au maintien d’armes autres que celles de l’autorité légitime et de ses forces armées. » Néanmoins, selon lui, le désarmement du Hezbollah, qui détient un vaste arsenal et a ouvert à deux reprises un front contre Israël, en octobre 2023 et mars 2026, nécessite une approche « totale. » « Il faut une approche à la fois politique, militaire, économique et sociale », a-t-il plaidé, soulignant que cela permettrait de « préserver la stabilité politique, sécuritaire et sociale du pays. »

Le chef de l’État a en outre exprimé l'espoir d'un soutien « concret » de l'Union européenne, notamment à l'armée et aux forces de sécurité, « à la mesure du rôle joué par le Liban pour freiner l'émigration des réfugiés syriens » vers l'Europe depuis 2011 et le début de la guerre civile en Syrie.

Pour sa part, le député Arnaud Le Gall, président du comité d’amitié libano-français, a exprimé la solidarité de la délégation avec le Liban face aux agressions israéliennes. Il a précisé qu’au cours de leur séjour, les membres de la délégation devraient se réunir avec des responsables politiques et militaires, des travailleurs dans des ONG ou encore des agents de la Défense civile pour s’enquérir des conséquences de la guerre et pour en informer leurs confrères en France et au Parlement européen.

La délégation a en outre été reçue par Hervé Lecoq, chef de mission adjoint de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), selon un message publié sur X par Rima Hassan. Elle a indiqué que cette réunion a été « l’occasion de rappeler la nécessité de prolonger la présence des forces de l’ONU » dans le Sud au-delà de la date supposée de leur retrait en 2026.

Une visite de solidarité

Selon un communiqué du parti de la gauche radicale, la délégation rencontrera les formations politiques libanaises représentées au Parlement, et les principales autorités du pays qui lui font « l'honneur » de la recevoir. « Cette visite de solidarité s'inscrit dans la situation politique actuelle et de l'invasion du Liban par Israël depuis le 2 mars 2026 », ajoutait l'entourage de Manon Aubry. Les Insoumis entendent rappeler « la nécessité enfin de doter l'armée libanaise des moyens de défendre l'intégrité du territoire libanais et de ses frontières » et « l'urgence de suspendre l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël ».

Le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon s'était rendu au Liban en janvier 2024.

Devant une délégation de La France insoumise (LFI), parti de la gauche radicale française en visite à Beyrouth, le président libanais Joseph Aoun a affirmé que pour préserver la stabilité du Liban, le désarmement du Hezbollah doit être approché de plusieurs perspectives, notamment sociale et économique.La délégation LFI comprend les eurodéputées Manon Aubry et Rima Hassan et les parlementaires Arnaud Le Gall et Andrée Taurinya. Elle est au Liban pour une semaine, notamment pour rencontrer les forces politiques et assurer de sa « solidarité avec le peuple libanais », avait indiqué en début de journée le parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon.Devant les élus français, M. Aoun a affirmé que le retrait d’Israël des territoires occupés du Liban-Sud, où une bande de 600 km2 a été décrétée unilatéralement «...