Un homme et une femme marchent sur le sable d'une plage de Tyr, tandis que de la fumée blanche s'élève du village de Qlailé (à gauche) et de la fumée noire de Mansouri, suite à des frappes israéliennes, le 25 mai 2026. Photo Kawnat Haju / AFP
Après une journée d'escalade meurtrière sur le Liban-Sud et la Békaa mardi, les bombardements israéliens ont tué au moins 34 personnes, dont quatre enfants, et fait 40 blessés, selon les informations de nos correspondants et le bilan du ministère de la Santé.
Mardi soir, le ministère de la Santé a indiqué dans un bilan provisoire avoir recensé 31 morts au total, tués dans cinq raids israéliens :
- Bourj el-Chemali (caza de Tyr) : 14 morts, dont deux enfants et trois femmes, ainsi que 16 blessés, parmi lesquels cinq enfants et six femmes.
- Kaoutariyet el-Rezz (caza de Saïda) : 5 morts et 6 blessés, dont deux enfants.
- Habbouch (caza de Nabatiyé) : 4 morts, dont deux enfants, et 10 blessés, parmi lesquels deux enfants et trois femmes.
- Maaraké (Tyr) : 6 morts et 6 blessés, dont un enfant.
- Selaa (Tyr) : 2 morts et 2 blessés.
Le nombre de bombardements menés par l'aviation et les drones israéliens sont toutefois beaucoup plus nombreux. D'après un décompte effectué par notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, l'aviation israélienne a mené au cours de la journée plus de 120 frappes, visant 62 localités. Des drones ont ciblé 18 objectifs dans 12 localités, tandis que 28 villages ont été soumis à des bombardements d’artillerie intensifs, dont une localité frappée par des obus au phosphore blanc.
Par ailleurs, dans la Békaa, les frappes israéliennes de drone ont tué au moins trois personnes près du barrage de Qaraoun, d'après les informations de notre correspondante dans la région, Sarah Abdallah.
Un soldat de l'armée a ainsi été tué par une première frappe, avant que deux secouristes des scouts de la mission islamique (Rissala, affiliée au mouvement Amal), Kamel Zein et Ahmad Qazouini, soient ciblés à leur tour par une seconde frappe après être arrivés sur les lieux, alors qu'ils tentaient de porter secours au soldat tué.
Les corps des deux secouristes, tous deux originaires du village voisin de Sohmor (Békaa-ouest), et du soldat, originaire de Mouhayditha (Rachaya), n'ont toujours pas pu être récupérés, en raison du refus de l'armée israélienne d'autoriser leur évacuation après une requête formulée par l'armée libanaise via le « Mécanisme » mis en place après le cessez-le-feu du 27 novembre 2024.


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