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Moyen-Orient - Enquête

À Homs, l'effroyable expansion des « meurtres au guidon » dans les quartiers alaouites

Plus de 300 personnes ont été tuées dans cette ville et province multiconfessionnelle depuis la chute du régime, dans un climat d’impunité nourri par le laissez-faire des autorités.

À Homs, l'effroyable expansion des « meurtres au guidon » dans les quartiers alaouites

Un homme est assis devant sa maison dans le quartier dévasté de Karm Chamcham, limitrophe à la vieille ville de Homs, le 4 octobre 2025. Photo Amélie Zaccour/L'Orient-Le Jour

Ils s’étaient rencontrés il y a trois ans, sur les bancs de l'université. Khodor travaillait le soir dans un café pour payer ses études d'art, Nada rêvait de devenir enseignante. Deux visages encore adolescents, qui devaient se marier au printemps, après les derniers examens. Tout était prêt : la maison, le lit, la batterie de cuisine. À 24 ans, Nada et Khodor avaient la vie devant eux. Elle s’est brutalement arrêtée le 18 février. Les deux jeunes rentraient vers 21h30 dans le quartier alaouite d’Akrama, où réside le fiancé. Deux hommes masqués à moto ont surgi devant l’immeuble, brisant la nuit d’un coup sec. Une balle dans la tête pour Khodor, une autre près du cœur pour Nada. Lui est mort sur le palier. Elle, une heure plus tard, à l’hôpital.À Akrama, la peine se lit sur les visages. « Khodor avait bon cœur, il n’a jamais fait...
Ils s’étaient rencontrés il y a trois ans, sur les bancs de l'université. Khodor travaillait le soir dans un café pour payer ses études d'art, Nada rêvait de devenir enseignante. Deux visages encore adolescents, qui devaient se marier au printemps, après les derniers examens. Tout était prêt : la maison, le lit, la batterie de cuisine. À 24 ans, Nada et Khodor avaient la vie devant eux. Elle s’est brutalement arrêtée le 18 février. Les deux jeunes rentraient vers 21h30 dans le quartier alaouite d’Akrama, où réside le fiancé. Deux hommes masqués à moto ont surgi devant l’immeuble, brisant la nuit d’un coup sec. Une balle dans la tête pour Khodor, une autre près du cœur pour Nada. Lui est mort sur le palier. Elle, une heure plus tard, à l’hôpital.À Akrama, la peine se lit sur les visages. «...
commentaires (5)

Ce n est pas notre problème On s en fout

MOBIUS

17 h 35, le 24 juin 2026

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Commentaires (5)

  • Ce n est pas notre problème On s en fout

    MOBIUS

    17 h 35, le 24 juin 2026

  • Merci pour cet article qui doit inciter les organisations humanitaires de justice à intervenir d'urgence

    F. Oscar

    09 h 00, le 02 juin 2026

  • 300 tués.... des coeurs brisés par milliers.... une civilisation qui s'enterre vivante ... ... notre moyen orient évolue-t-il??

    Toujours Surpris

    19 h 50, le 29 mai 2026

  • Le déni et le refus d' intervenir du gouvernement syrien lors de ces exactions contre les Alaouites est très inquiétant. Comment mener le processus de justice transitionnelle si l' injustice sectaire et la vengeance continue de se déployer ? Ces jeunes à moto me rappelle l'attitude des jeunes des collines, colons de Cisjordanie envers les Palestiniens. Et l' inaction des autorités rappelle celle de Tsahal...Indigne de la nouvelle Syrie !

    Axelle Motte

    17 h 37, le 26 mai 2026

  • Le déni et le refus d' intervenir du gouvernement syrien lors de ces exactions contre les Alaouites est très inquiétant. Comment mener le processus de justice transitionnelle si l' injustice sectaire et la vengeance continue de se déployer ? Ces jeunes à moto me rappelle l'attitude des jeunes des collines, colons de Cisjordanie envers les Palestiniens. Et l' inaction des autorités rappelle celle de Tsahal...Indigne de la nouvelle Syrie !

    Axelle Motte

    17 h 37, le 26 mai 2026

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