Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - 7-Octobre

Israël instaure un tribunal militaire spécial, pouvant prononcer la peine capitale, pour juger les auteurs présumés de crimes le 7-Octobre


Une soldate israélienne se tient au milieu des tombes lors des funérailles d'un autre soldat tué dans les combats durant l'invasion israélienne du Liban-Sud, à Petah Tikva, le 11 mai 2026. Photo Ilia YEFIMOVICH / AFP

Le Parlement israélien a adopté dans la nuit de lundi à mardi une loi instaurant un tribunal militaire spécial habilité à prononcer la peine capitale pour juger des Palestiniens accusés d'avoir participé à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

La nouvelle juridiction siégera à Jérusalem pour juger des crimes commis par les combattants du mouvement islamiste ou d'autres groupes palestiniens au cours de cet assaut marqué par de nombreux massacres, et pendant la détention des otages dans la bande de Gaza.

La loi a été approuvée par les 93 députés présents lors du vote (sur les 120 que compte la Knesset), sans aucune abstention, témoignant d'un soutien allant bien au-delà de la majorité étriquée dont dispose le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la tête d'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire d'Israël.

Les chefs d'inculpation retenus couvrent un spectre étendu : meurtres, viols, enlèvements, pillages...

Selon les médias israéliens, environ 400 détenus palestiniens devraient comparaître devant cette cour.

Aux termes de la loi, la Cour pourra les condamner à mort - sentence qui n'a plus été appliquée en Israël depuis l'exécution du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann en 1962.

Sari Bashi, directrice du Comité public contre la torture en Israël, a vigoureusement dénoncé cette nouvelle loi comme une dérive vers ce qu'elle qualifie de « justice spectacle ».

Le droit à la justice pour les survivants et familles de victimes ne doit pas se transformer, selon elle, en « vengeance sous la forme d'exécutions de masse fondées sur des aveux extorqués sous la torture ».

La Knesset a choisi « la vengeance plutôt que la justice », a fustigé Mme Bashi.

Cette nouvelle législation se distingue de la loi sur « la peine de mort pour les terroristes » adoptée en mars, non rétroactive et risquant d'être invalidée par la Cour suprême israélienne après que celle-ci a été saisie de recours dénonçant le texte comme « anticonstitutionnel » et « discriminatoire » car taillé sur mesure pour ne s'appliquer qu'à des Palestiniens.

L’attaque du 7-Octobre a fait 1 221 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP.

Sur les 207 otages capturés vivants ce jour-là, 41 sont morts ou ont été tués en captivité dans la bande de Gaza. Les vingt derniers otages vivants ont été libérés en octobre 2025 à la faveur du cessez-le-feu précaire entré en vigueur ce mois-là sous la pression des États-Unis.

Au moins 72 000 Palestiniens ont depuis été tués par Israël depuis le début de son offensive contre la bande de Gaza, qualifiée de génocide par de nombreux experts de la question, dont une commission mandatée par l'ONU.

Le Parlement israélien a adopté dans la nuit de lundi à mardi une loi instaurant un tribunal militaire spécial habilité à prononcer la peine capitale pour juger des Palestiniens accusés d'avoir participé à l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.La nouvelle juridiction siégera à Jérusalem pour juger des crimes commis par les combattants du mouvement islamiste ou d'autres groupes palestiniens au cours de cet assaut marqué par de nombreux massacres, et pendant la détention des otages dans la bande de Gaza.La loi a été approuvée par les 93 députés présents lors du vote (sur les 120 que compte la Knesset), sans aucune abstention, témoignant d'un soutien allant bien au-delà de la majorité étriquée dont dispose le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à la tête d'un des gouvernements...