Des partisans du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le 17 avril 2026, le jour de l'annonce d'un cessez-le-feu au Liban. Photo Lucile Wassermann/L'Orient-Le Jour
Le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, a affirmé dans un message adressé à ses combattants qu'ils allaient « faire du champ de bataille » au Liban-Sud « un enfer pour Israël », qui y occupe une zone « tampon » de plus de 600 km².
« L'ennemi finira par céder tôt ou tard », a-t-il insisté, alors que sa lettre était lue par un présentateur de la chaîne du parti al-Manar. « Nous ne nous soumettrons pas, nous ne capitulerons pas, et nous continuerons à défendre le Liban et son peuple, quel que soit le temps et quels que soient les sacrifices, qui sont moindres que le prix de la soumission », a-t-il déclaré.
Le chef du parti-milice a également affirmé que les armes de sa formation ne pourront lui être retirées via des négociations directes entre Israël et l’État libanais, conditionnant toute discussion sur son arsenal à une « cessation des agressions, un retrait israélien du Liban accompagné du déploiement de l’armée libanaise au sud du Litani, la libération des prisonniers, le retour des habitants dans leurs villages et la reconstruction des régions détruites ».
« Ce n’est qu’après que le Liban aura obtenu les cinq points qu’il pourra organiser sa situation intérieure dans le cadre d’une stratégie de sécurité nationale, en s’appuyant notamment sur la résistance comme élément de force. [...] Personne en dehors du Liban n’a son mot à dire sur les armes, la résistance et l’organisation des affaires internes libanaises. Il s’agit d’une question intérieure libanaise et non d’un élément des négociations avec l’ennemi », a-t-il clamé.
Il a également exhorté le gouvernement à se retirer des négociations directes avec Israël, alors qu’une troisième session de pourparlers entre des délégations des deux pays est prévue cette semaine à Washington.
« Nous appelons à l’option de négociations indirectes, dans lesquelles les cartes de force restent entre les mains du négociateur libanais [...] et au retrait (du gouvernement) des négociations directes, qui constituent des gains nets pour Israël et des concessions gratuites de la part des autorités libanaises », a-t-il ajouté.

