Un portrait du journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie, est dévoilé lors d'une manifestation organisée par le Club de la presse occitanie et Reporters sans frontières (RSF) à Montpellier, dans le sud de la France, le 29 janvier 2026, pour exiger sa libération. Le journaliste français Christophe Gleizes, détenu en Algérie depuis près d'un an, a reçu sa première visite consulaire, à l'issue d'une rencontre entre la ministre française des armées et le président algérien à Alger. Photo Gabriel Bouys / AFP
Le journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison et détenu depuis près d'un an en Algérie, a reçu lundi la première visite d'un diplomate français depuis son incarcération, a-t-on appris mardi auprès de Reporters sans frontières (RSF).
« La visite a eu lieu hier et a été conduite par Bruno Clerc, consul de France à Alger », a affirmé à l'AFP Thibaud Bruttin, directeur général de RSF, selon qui « Christophe a la santé et le moral ».
Le principe de cette visite avait été acté lors d'une rencontre samedi à Alger entre le président algérien Abdelmadjid Tebboune et la ministre française déléguée aux Armées Alice Rufo.
La mère du journaliste, Sylvie Godard, s'était félicitée de la perspective d'une première visite consulaire qui « préjuge d'une nouvelle avancée dans les relations franco-algériennes et sur le dossier de Christophe ».
Arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est de l'Algérie), Christophe Gleizes a été condamné en appel début décembre à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme ».
Sa famille a annoncé mardi qu'il avait retiré en mars son pourvoi en cassation, une démarche visant à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.
La visite d'Alice Rufo consacre un réchauffement entre Paris et Alger après près de deux ans de profonde crise diplomatique, et visait à « nouer des relations confiantes et prometteuses » et « restaurer un dialogue efficace » avec Alger, selon l'Elysée.

