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La réponse iranienne aux Etats-Unis est à prendre ou à laisser, avertit Téhéran


Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, lors d'une réunion avec le chef de l'armée pakistanaise, Asim Munir, à Téhéran, le 16 avril 2026. Photo Iranian Parliament Speaker Office/WANA (West Asia News Agency)/Handout via REUTERS

« Pas d'autre choix » : le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti mardi que la réponse iranienne aux Etats-Unis devait être acceptée en l'état, faute de quoi les négociations pour mettre durablement fin à la guerre échoueraient.

« Il n'y a pas d'autre choix que d'accepter les droits du peuple iranien, tels qu'établis dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait infructueuse et ne mènerait qu'à une succession d'échecs », a écrit sur X Mohammad Bagher Ghalibaf. Il a interpellé les négociateurs américains, estimant que « plus ils traîneront les pieds, plus les contribuables américains en paieront le prix ».

Ces déclarations surviennent après celles de Donald Trump qui a jugé lundi que la proposition iranienne était bonne « à mettre à la poubelle ». Il a assimilé le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril à un malade qui n'aurait qu' « 1% de chances de vivre ».

En cas de reprise des attaques, l'Iran se tient prêt « à riposter et à donner une leçon », avait déjà assuré Mohammad Bagher Ghalibaf lundi.

Le contenu de la proposition américaine initiale, à laquelle a répondu l'Iran, n'a pas été rendu public. Selon certains médias, elle contient un protocole d'accord en une page pour mettre fin aux combats et établir un cadre de négociations sur le dossier nucléaire. Dans sa réponse, l'Iran appelle à une fin immédiate des hostilités dans la région y compris au Liban, où Israël continue à combattre le Hezbollah, et à l'arrêt du blocus de ses ports par la marine américaine, selon le ministère des Affaires étrangères. Il réclame également le dégel des avoirs iraniens détenus à l'étranger, objet de longue date de sanctions américaines.

Mardi, le porte-parole de la commission parlementaire iranienne de la sécurité nationale a déclaré que les parlementaires examineraient la possibilité d'enrichir l'uranium à des niveaux permettant la fabrication d'armes nucléaires en cas de reprise du conflit. « L'une des options de l'Iran en cas de nouvelle attaque pourrait être un enrichissement à 90%. Nous l'étudierons au Parlement », a écrit Ebrahim Rezaei dans un message posté sur X. Téhéran possède un stock important d'uranium enrichi à 60%, tandis que de l'uranium enrichi à 90% est nécessaire pour la fabrication d'une arme nucléaire.

Le stock iranien d'uranium enrichi demeure un point clé des négociations avec les Etats-Unis, qui insistent pour qu'il soit transféré hors du pays. L'Iran a jusqu'ici toujours refusé de transférer à l'étranger son uranium, invoquant son droit à développer une filière nucléaire civile, tout en admettant que son niveau d'enrichissement de l'uranium demeurait « négociable ».

« Pas d'autre choix » : le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti mardi que la réponse iranienne aux Etats-Unis devait être acceptée en l'état, faute de quoi les négociations pour mettre durablement fin à la guerre échoueraient.« Il n'y a pas d'autre choix que d'accepter les droits du peuple iranien, tels qu'établis dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait infructueuse et ne mènerait qu'à une succession d'échecs », a écrit sur X Mohammad Bagher Ghalibaf. Il a interpellé les négociateurs américains, estimant que « plus ils traîneront les pieds, plus les contribuables américains en paieront le prix ».Ces déclarations surviennent après celles de Donald Trump qui a jugé lundi que la proposition iranienne était bonne « à mettre à la...