De la fumée s'élève après qu’un drone iranien a été intercepté au-dessus des tours du Bahrain Financial Harbor, qui abritent l'ambassade d’Israël, à Manama, au Bahreïn, le 6 mars 2026. Photo prise avec un téléphone portable/Stringer/Reuters
Le ministère libanais des Affaires étrangères a exprimé lundi sa solidarité avec le royaume de Bahreïn, alors que l’État du Golfe s’apprête à révoquer la nationalité de dizaines de personnes pour des motifs liés à la sécurité.
Dans un communiqué, le ministère a fait part de « la solidarité du Liban avec le royaume de Bahreïn concernant les mesures qu’il prend pour sauvegarder sa sécurité nationale et préserver sa stabilité, face à toute atteinte à sa souveraineté ou ingérence dans ses affaires intérieures ».
Il a également réaffirmé « l’attachement du Liban aux principes de solidarité arabe », soulignant que « la protection de la sécurité nationale et la lutte contre toute activité susceptible de menacer la paix civile relèvent de la souveraineté interne de Bahreïn ».
Cette déclaration intervient après l’annonce, la semaine dernière, par Bahreïn de la déchéance de nationalité de 69 personnes, accusées notamment de soutenir l’Iran, dans le contexte de tensions régionales accrues depuis fin février. Selon les autorités bahreïnies, les personnes concernées ont été reconnues coupables de « soutien à des actes hostiles de l’Iran », incluant une « collusion avec des entités étrangères ».
Le Bahrain Institute for Rights and Democracy a qualifié cette mesure de « première révocation massive de nationalité depuis 2019 ». L’organisation a indiqué qu’il n’était pas clair si les personnes concernées avaient été arrêtées, ni si elles se trouvaient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, ou encore si elles détenaient d’autres nationalités.
Ces développements interviennent dans un contexte de fortes tensions régionales, marqué par plusieurs vagues de missiles et de drones lancées par l’Iran contre des États du Golfe, dont Bahreïn. Téhéran avait justifié ces attaques par les frappes américaines et israéliennes menées contre la République islamique à partir du 28 février, accusant notamment certains pays de la région d’avoir facilité ces opérations.
Les attaques iraniennes ont visé des bases militaires américaines ainsi que des infrastructures stratégiques dans plusieurs États du Golfe, avant de cesser avec l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile annoncé le 8 avril par Washington et Téhéran.

