Un homme prend un bain de soleil à l'extérieur d'une maison à Tyr, au sud du Liban, le 28 avril 2026. Photo Marko Djurica / REUTERS

Plus encore maintenant qu’avant, plusieurs mondes semblent se côtoyer au Liban.
Alors que le feu de la guerre n’a pas cessé de s’abattre sur certains villages, surtout au Liban-Sud, il fait presque bon vivre ailleurs, sous le soleil d’avril. Il suffit d’aller d’un côté pour oublier - ne serait-ce que quelques instants - à quoi ressemble le quotidien de l’autre.
Tout, depuis la trêve entre Israël et le Liban, accentue cette dichotomie, alors que nous ne savons pas s’il faut se réjouir ou encore craindre le pire.
Notre Weekender, lui aussi, est à l’image de cet entre-deux. Article après article, il nous incite cette semaine à nous évader, sans détourner le regard trop longtemps.
Bonne lecture !


À Beyrouth, dans l'atelier des femmes qui s'émancipent grâce à la menuiserie

« Au départ, nous étions dans un espace en location dépourvu de toilettes pour les femmes. Nous n’avions qu’un urinoir pour hommes ! » Dans le milieu très masculin de la menuiserie, des femmes affirment peu à peu leur place, grâce à l'atelier Warchée, à Beyrouth. Déjà, 50 d'entre elles, en situation de précarité, ont pu intégrer le marché du travail grâce à leur formation et gagner une indépendance essentielle. Emily Carpenter s’y est rendue.

« Quand j’essaie d’imaginer Alma el-Chaab, je vois les oliviers de mes parents »

Quelques heures après le début de la guerre, le 2 mars dernier, les cloches de l’église Notre-Dame de Alma el-Chaab avaient retenti dans la nuit. Pas pour une messe, mais en signe de défi : les habitants martelaient leur refus de partir. Puis, la guerre devenant de plus en plus meurtrière, ils s'y étaient résignés. Aujourd'hui, l'une d'entre nous raconte ce que ce village représente à ses yeux.

Maya Fidawi, « fille de Beyrouth », dessine tout ce qui nous y attache

Il suffit de regarder une de ses illustrations pour humer les parfums de la capitale et entendre ses klaxons intempestifs qui saturent l'air. Maya Fidawi est une fille de Beyrouth, et cela se voit. Dans son travail, il y a beaucoup de ses souvenirs, mais aussi une imagination débordante et des détails à n'en plus finir. Zéna Zalzal vous en parle.

« Voilà. C’est ma maison. C’est ce qu’il en reste », la chronique de Sabyl Ghoussoub

« La rue de chez Nada ne se prend plus que dans un seul sens pour aller et venir. Le côté de la route où se situait son immeuble est encombré par les gravats [...] Je la regarde grimper sur les ruines. S’arrêter. S’agenouiller. Prendre une pierre dans sa main. La déplacer ailleurs. Essayer de chercher en dessous d’une autre. Elle me rappelle Jocelyne Saab dans son documentaire Beyrouth ma ville. » Retrouvez la chronique de Sabyl Ghoussoub.

Diriyah, ou les multiples facettes d’une réussite saoudienne

C’est l’un des quelques succès tangibles de Vision 2030, programme de diversification économique lancé il y a dix ans par le prince héritier saoudien. Si tout n'est pas fini, un constat s’impose : Diriyah est devenue la principale attraction touristique de Riyad. Un projet à taille plus humaine, dépourvu de fantaisies démesurées, qui semble réussir là où d’autres ont échoué. Amélie Zaccour vous y emmène.

« Cooking the Food of My Homeland » : Anissa Helou ou la mémoire du Liban par le goût

Depuis plus de trente ans, la cheffe Anissa Helou écrit la cuisine du Moyen-Orient comme d’autres écrivent l’histoire. Avec « Lebanon : Cooking the Food of My Homeland », elle signe son livre le plus personnel, et sans doute le plus nécessaire : un retour au Liban par ses cuisines, ses gestes et ses mémoires fragmentées. Gilles Khoury vous la présente.

Vernis Rouge : Je me sens profondément liée au Liban, je ne pouvais pas rester silencieuse

Elle n’a jamais caché son attachement au Liban même si on sent la France et sa culture profondément ancrées dans son ADN… Loin des discours et des partis pris politiques, Vernis Rouge, alias Manon Debs, a offert sa dernière chanson à son pays et à la Croix-Rouge libanaise. Une manière pour elle de ne pas garder le silence, de soigner l’absence et d’être utile. Elle se confie à Carla Henoud.

Au BeMA, près de ceux qui restaurent un « trésor » libanais « jamais vu du public »

Collectées sur plus d’un demi-siècle, dès les années 1920 avec le vicomte Philippe de Tarazi, puis à partir des années 1950 par le ministère libanais de l’Éducation et l’association des artistes libanais, la collection nationale d’art moderne libanais n'a jamais été accessible au public. Aujourd'hui, des restaurateurs redonnent vie à ces œuvres qui portent les stigmates de décennies d'instabilité. Un article signé Fifi Abou Dib.
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Juste un petit commentaire. Ici, au Canada, en particulier au Québec, province qui prend tous les moyens pour préserver, par des lois, le français, on ne dit pas « newsletter » mais bien correctement « info-lettre ». Pourquoi l’Orient le Jour, mon quotidien francophone, tombe-t-il dans ce piège de l’anglais qui fait « in »? Je peux comprendre encore que dans le langage populaire on passe de l’arabe au français à l’anglais…mais l’OLJ?
17 h 26, le 02 mai 2026