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Politique - Justice

L’ancien ambassadeur palestinien Achraf Dabbour relâché après son interpellation à l'AIB

Le diplomate fait l’objet d’un mandat d’arrêt généralisé par Interpol, à la suite d'une plainte provenant de Ramallah, sur fond de corruption, enrichissement illicite et abus de confiance, confirme une source palestinienne à L'Orient-Le Jour.

L’ancien ambassadeur palestinien Achraf Dabbour relâché après son interpellation à l'AIB

Un drapeau palestinien. Photo d'illustration AFP

L’ancien ambassadeur de Palestine au Liban, Achraf Dabbour, a été interpellé, interrogé, puis relâché par les autorités libanaises mercredi, à son arrivée à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) depuis la Turquie, ont confirmé une source palestinienne et une source sécuritaire à L'Orient-Le Jour. Cette arrestation a eu lieu en vertu d’un mandat d’arrêt international émis via Interpol, pour des accusations de corruption financière, comme l'avait confirmé mercredi la source palestinienne.

M. Dabbour, en poste de 2012 à 2025 avant d’être remplacé par Mohammad Assaad sur décision du président palestinien Mahmoud Abbas, a été relâché mercredi soir par les autorités libanaises après plusieurs heures d’interrogatoire conduit par le procureur général par intérim, le juge Pierre Francis. M. Dabbour avait été interpellé le matin même alors qu'il arrivait à bord d'un vol en provenance de Turquie. Relayée par plusieurs médias, l’information a été confirmée par une source sécuritaire à L’OLJ, qui précise que cette remise en liberté fait partie de la normalité de la procédure judiciaire ouverte à son égard. Lors de son interrogatoire, « un avocat a été mandaté pour assurer sa défense et sa situation juridique a été examinée par le juge », indique la source. En tant que réfugié palestinien résidant au Liban, il obéit aux mêmes règles que les Libanais. Ceux-ci, en effet, ne sont pas maintenus en détention après un interrogatoire mené suite à des mandats d’arrêt internationaux, sauf dans des cas bien précis. Son dossier sera cependant traité par la justice libanaise, même si la plainte émane de Ramallah.

Les éléments issus de l’interrogatoire seront examinés par le parquet, conformément à la procédure, en attendant l’émission d’une potentielle convocation à l’encontre de M. Dabbour.

L'ancien ambassadeur fait l’objet de poursuites engagées par la justice palestinienne sur les motifs d’accusations suivants : corruption, enrichissement illicite, blanchiment d’argent et abus de confiance. Un mandat d’arrêt avait été émis à son encontre puis diffusé à l’international par Interpol.

Biens fonciers à Beyrouth

Les différends entre Achraf Dabbour et l’Autorité palestinienne ont commencé bien plus tôt, l'ancien ambassadeur étant connu pour se rebeller contre les décisions de sa hiérarchie, poursuit la source précitée. Le président de l’Autorité Mahmoud Abbas avait envoyé son fils Yasser à Beyrouth en 2025, pour mettre de l’ordre dans les opérations de vente des terrains et des biens fonciers de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) au Liban. Selon les informations de L’Orient-Le Jour, ce dernier était de facto devenu le représentant personnel de son père sur la scène libanaise. Cette action serait la raison directe qui a poussé Abbas à démettre Dabbour de ses fonctions.

L’affaire s’était alors transformée en « une révolution interne au sein de l’OLP et du Fateh sur fond de règlements de comptes politiques », avait déclaré Fouad Baker, avocat palestinien, à L’Orient-Le Jour. Fin novembre, Achraf Dabbour avait accusé sur sa page Facebook Yasser Abbas d’avoir mis la main sur le siège historique de l’OLP à Mazraa (Beyrouth). D’après lui, le bâtiment d’une valeur de plusieurs millions de dollars, aurait été vendu par M. Abbas qui aurait empoché la somme en soudoyant ceux qui l’avaient critiqué pour acheter leur silence, ce que les sources de Fateh avaient alors fortement démenti.

L’ancien ambassadeur de Palestine au Liban, Achraf Dabbour, a été interpellé, interrogé, puis relâché par les autorités libanaises mercredi, à son arrivée à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) depuis la Turquie, ont confirmé une source palestinienne et une source sécuritaire à L'Orient-Le Jour. Cette arrestation a eu lieu en vertu d’un mandat d’arrêt international émis via Interpol, pour des accusations de corruption financière, comme l'avait confirmé mercredi la source palestinienne. M. Dabbour, en poste de 2012 à 2025 avant d’être remplacé par Mohammad Assaad sur décision du président palestinien Mahmoud Abbas, a été relâché mercredi soir par les autorités libanaises après plusieurs heures d’interrogatoire conduit par le procureur général par intérim, le juge Pierre Francis. M....
commentaires (4)

Comment il est recherché par Interpol et il est passé par la Turquie ? La Turquie ne fait pas partie d'interpol?

Moi

15 h 22, le 30 avril 2026

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Commentaires (4)

  • Comment il est recherché par Interpol et il est passé par la Turquie ? La Turquie ne fait pas partie d'interpol?

    Moi

    15 h 22, le 30 avril 2026

  • Barghouti avait oublié que l’exclusivité de la corruption revenait à Abbas et son entourage. Au Liban c’est pareil, les gros poissons font arrêtés les petits pour des clopinettes alors que les milliards volés par leurs soins passent pour pertes et profits et ils viennent se positionner en patriotes et justiciers réclamant amnisties et accusent les vrais patriotes de trahison pour éloigner tout soupçon les concernant. Des traitres, voleurs et sans âme ni conscience gouvernent et font la morale aux vrais patriotes qui sont humiliés sur ordre, par notre propre justice.

    Sissi zayyat

    11 h 14, le 30 avril 2026

  • Il n y a que des crapuleux auj qui gouvernent...

    Marie Claude

    07 h 39, le 30 avril 2026

  • Et Marwan Barghouti croupit en prison…….

    Hacker Marilyn

    20 h 31, le 29 avril 2026

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