Des immeubles détruits dans la banlieue sud de Beyrouth après des frappes israéliennes, le 12 mars 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

L'information / La déclaration :
Une élève de 14 ans de l'école Choueifat National College, située dans la banlieue sud de Beyrouth, aurait directement contacté sur les réseaux sociaux le porte-parole arabophone de l’armée israélienne Avichay Adraee, dans la nuit de lundi à mardi, prétendant que des armes seraient stockées au sous-sol de l’établissement scolaire. Selon les médias locaux et les réseaux sociaux, l’adolescente aurait envoyé son message tard dans la nuit pour signaler la présence supposée d’armes enfouies sous l’école.

Qui est à l'origine de cette information / déclaration :
L’allégation relayée sur les réseaux sociaux a été rapportée par des médias locaux.

Le contexte / Les faits réels :
Fait 1
Selon les informations obtenues par L'Orient-Le Jour, le propriétaire de l’établissement, Hussein Mcheik, a confirmé qu’un élève de la classe de l’adolescente lui avait transmis une capture d’écran du message qu’elle aurait envoyé. L'image a ensuite été partagée par les élèves. M. Mcheik a indiqué avoir immédiatement contacté le père de la jeune fille ainsi que les services de renseignements de l’armée libanaise.
De son côté, Avichay Adraee a publié sur son compte X le message présumé de l’adolescente, dans lequel elle aurait écrit : « Ne m’impliquez pas. Bombardez l’école - il y a des armes du Hezbollah sous terre. Bombardez-la et débarrassez-nous en. » Le porte-parole israélien a précisé avoir vu cette publication « largement relayée et à l’origine d’une vive polémique au Liban ». Il a ajouté qu’« il semble qu’une idée grandisse au Liban selon laquelle, pour chaque problème, grand ou petit, il existe une solution avec l’armée israélienne et avec Avichay Adraee ».
Fait 2
Le propriétaire de l’école a cependant déclaré à notre publication que l’incident relevait d’une tentative de l’élève d’éviter le premier jour de reprise des cours en présentiel, suspendus après le 2 mars, jour du déclenchement de la guerre au Liban entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
Fait 3
Selon Hussein Mcheik, la jeune fille et son père ont été rapidement arrêtés et font actuellement l’objet d’une enquête menée par les autorités compétentes. Contactée à plusieurs reprises, l’armée libanaise n'a pas répondu à nos sollicitations.

En conclusion :
Nous en avons conclu que cet élément d'information est


